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Année 2045. 80% de la population a développé des pouvoirs surnaturels, surnommés Alter. Certains les utilisèrent pour semer le chaos, détruire ou réaliser des activités illégales.
D'autres, à l'inverse, utilisèrent leurs nouvelles capacités pour sauver la veuve et l'orphelin, rendant réel le métier autrefois fantasmé de Super-héros, qui devint, au fur et à mesure, une activité reconnue par l'état. C'est ainsi que des écoles se spécialisèrent dans l'éducation de nouveaux justiciers, prêts à affronter ceux bravant la loi : les vilains. La suite

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Prédéfinis


Réparations et Nostalgie d'antan [RP Solo]

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Dim 11 Fév - 21:48



Réparations et Nostalgie d'antan




[FlashBack]

Debout, dans une pièce à vivre typique d'un appartement de banlieue, se tenait Aaron. Du haut de ses vingt ans, bras croisés, le regard ferme et attentif, il observait la boule de poils noirs à ses pieds. Le jeune chien remuait la queue, visiblement désireux de jouer avec son propriétaire. Toutefois, celui-ci était en plein dressage de son animal, et il restait imperturbable.

« Assis. »


Ordre prononcé à voix haute, suivit d'une réaction de l'animal qui s'installa sur son derrière, langue pendante. Satisfait, Aaron s'accroupit et offrit une friandise au canidé qui se redressa tout content. Se remettant de nouveau droit, le jeune homme ordonna de nouveau à son animal de s'asseoir, ce qu'il fit. Cette fois-ci, il lui ordonna également de rester assis, il répéta cet ordre aussi longtemps qu'il le pouvait, du moins jusqu'à ce que le chien comprenne l'ordre. Il passa au moins plus de deux bonnes heures à faire répéter les tours qu'il avait pu apprendre à son chien, avant qu'un élément perturbateur fasse irruption dans la pièce à vivre.
C'était William, son supérieur, qui venait de franchir la porte d'entrée, chargé d'un large étui et d'un sac en bandoulière. Aaron vint l'aider à décharger ses biens, intrigués par la taille de la mallette. Beaucoup trop longue, elle devait probablement détenir une arme, il en était presque certain. C'est donc dans cette optique de découvrir le contenu de l'étui qu'il interrogea son mentor là-dessus. Ce à quoi William lui répondit que ce n'était qu'un fusil de précision qu'il devait réparer, si jamais il en trouvait le temps. Il est vrai qu'en ce moment, son poste de vice-commandant pesait lourd sur ses épaules, toujours appelé quelque part, sans pouvoir refuser.

Après le repas du soir, le plus âgé partit directement se doucher, puis se coucher. Aaron décida de ne pas insister sur le sujet, mais cela ne voulait pas dire qu'il abandonnait l'idée d'aller regarder à l'intérieur de la boîte. Ce n'est qu'une fois qu'il entendit son supérieur ronfler depuis sa chambre qu'il déverrouilla les fermetures, soulevant la face supérieure du coffret. Le jeune policier découvrit bel et bien une arme de précision, qui ne semblait pas en mauvais état à première vue. Il se mit à extraire chaque morceau du fusil et les inspecta avec curiosité et soif d'apprentissage. À l'intérieur de la boîte, il y avait une note qui indiquait les zones endommagées et donc à réparer.
Arkving savait que Malkin conservait ses outils dans la pièce qui servait de "fourre-tout". Il y avait tout et n'importe quoi dans cette pièce, des choses qu'ils ne rangeaient pas principalement ; mais elle pouvait aussi servir de table de réparation. William, en plus d'être compétent, aimait réparer les armes, plus que s'en servir. C'est avec envie de suivre cette même voie admirable qu'Aaron s'installa, lampe allumée, à l'établi. Il inspecta les différents conduits et les nettoya, chose qu'il avait déjà expérimentée. Le nettoyage des armes et les réparations simples de remboîtement n'étaient pas un problème pour lui, il avait un bon enseignant.

Le jeune policier passa donc une bonne partie de sa nuit à essayer de réparer, selon les instructions et notes, qui étaient à sa portée. Sa peur principale étant de réveiller son supérieur, qui était clairement le genre de personne qu'il ne fallait pas réveiller de manière brusque. Le premier canon en place, il enfila la lunette et testa plusieurs réglages, pour voir si elle tenait toujours la route. Aucun problème au niveau des différents points de pression, du manche et de la gâchette. Le produit final, une fois démonté puis remonté, ne semblait pas avoir changé. Était-il au final réellement défaillant ? Avait-il loupé une quelconque étape à faire lors d'une réparation ? Aaron ne saurait cela qu'une fois son tuteur levé. Il était donc l'heure pour lui de laisser tomber son travail, pour cette nuit, et d'aller se reposer.
Le lendemain matin, il fut réveillé par de grands coups de langue offert par son jeune chien, qui était venu grimper sur son lit et marcher sur lui en guise de réveil. Après avoir repoussé l'animal et s'être débarbouillé de cette bave de chien, Aaron entra dans la pièce à vivre servant aussi bien de salon et de cuisine ouverte. William prenait son café en lisant le journal, comme le ferait un quelconque civil. Aucune remarque au sujet de l'arme, bien qu'Aaron ait totalement oublié de la ranger dans son étui. Peut-être ne l'avait-il pas inspecté plus tôt ? Ils discutèrent vaguement de ce qui était prévu dans la journée. Rien de bien folichon pour Aaron, mais William lui était encore convoqué.

« Au fait, hier j'ai touché au fusil, voir si je pouvais le réparer comme tu es pas mal occupé ces derniers temps... »


Aaron n'eut pas le temps de finir sa phrase que son supérieur s'étouffa avec sa gorgée, manquant de la recracher. Il l'avala tant bien que mal, ravalant sa salive tout en tapant son poitrail. Un souffle soulagé sortit de sa bouche, alors qu'il venait de calmer sa quinte de toux surprise. Cette réaction assez inattendue suscita chez le plus jeune une nouvelle interrogation qu'il ne manqua pas de faire connaître au plus vieux.

« Ah non, ce n'est rien. Je ne pensais juste pas que ça t'intéressait. Tu sembles plutôt focalisé sur la pratique de ce genre d'arme. »


Le cadet acquiesça, en effet, il était plutôt du genre à s'entraîner sur les cibles extérieures avec un sniper plutôt que de chercher à le réparer. Mais les bases qu'il avait pu apprendre dans ce domaine délicat et méticuleux qu'est la réparation d'armes ne cessait de le fasciner. Néanmoins, ils continuèrent d'échanger sur ce qu'Aaron avait fait avec les parties de l'arme durant la nuit. William resta silencieux et l'écouta. C'est avec une main au niveau de la nuque, l'air gêné et la tête légèrement baissée, semblant chercher ses mots, qu'il avoua à son disciple quelque chose.

« En fait, si tu n'as rien trouvé d'anormal, c'est... Normal. Ce fusil n'avait rien de défaillant. J'ai fait un petit emprunt pour pouvoir te l'offrir, avec du retard. »


Un petit instant de silence dura, au moins cinq minutes, avant que les deux hommes ne soupirent en coeur. Décidément, Malkin était gêné de son manque de professionnalisme, il aurait dû lui indiquer de ne pas y toucher. Quant à Aaron, il était lui, de son côté, gêné d'avoir ruiné le plan de son mentor. Malgré cela, il le remercia sincèrement de ce don. Son premier fusil, bien qu'il ne pourrait pas s'en servir ailleurs que lors d'entraînements, pour le moment, il en était heureux. Fier de pouvoir montrer qu'il savait s'en servir, Aaron se focalisa sur sa maîtrise durant un mois entier. Après son service, il passait le restant de sa journée dans les salles d'entraînements de l'armée. Ils possédaient bien plus d'équipement que leur poste de police.
Un jour, le dernier avant le week-end, William ayant fini sa réunion plus tôt, décida d'aller rejoindre son poulain sur son stand de tir. Ce dernier ne le remarqua pas arriver dans l'enceinte privé où s'entraînait les tireurs d'élite de l'armée. Au fond de lui, Malkin se disait qu'il valait mieux qu'il continue sa montée ici, plutôt que dans un simple poste de police où il avait déjà appris une bonne partie du métier. Ce qu'il lui restait à faire, c'était se spécialiser ; et sa spécialisation, elle était déjà toute trouvée. Oui, Aaron méritait mieux que ce qu'il avait à offrir, il fallait qu'il continue sur cette voie. De toute évidence, les entraîneurs et gérants du lieu finiraient bien par remarquer son assiduité et ses entraînements récurrents.

Patient, le policier attendit qu'Arkving termine son chargeur. Il semblait déjà avoir parfaitement maîtrisé l'arme qu'il lui avait offerte, alors que ça ne faisait qu'un peu plus d'un mois qu'il l'avait en sa possession. Chaque jour, il l'utilisait, il devait mieux la connaître que lui, de toute évidence. Il avait même insisté, à la fin de son entraînement, pour que William continue de lui apprendre à s'occuper de l'entretient d'armes ; si celui-ci n'était pas trop épuisé de sa journée. C'est donc après le dîner que le plus âgé des deux hommes vint partager à nouveau son savoir avec le plus jeune. Il était si attentif, qu'il ne prenait quasiment jamais la parole, sauf pour demander des précisions. Il ne le coupait pas, et était plutôt concentré, un peu trop, sur ses paroles et les gestes qu'il entreprenait.
C'était encore une fois grâce à lui, qu'il avait appris à aimer ce genre de passe-temps. Lui qui lui avait inculqué cette passion pour les armes, qu'il fallait traiter minutieusement. Elles ne sont pas vivantes, comme les animaux, et n'ont pas les mêmes besoins. Cela a permis à Aaron de développer son propre travail minutieux, sa délicatesse de manipulation et sa précision. Une passion partagée et peu commune, transmise comme le ferait un père à son fils.

[Fin FlashBack]

Aaron ouvrit les yeux. Il était assis, dans son laboratoire se situant au premier sous-sol de sa demeure. Courbé sur sa chaise, il se redressa pour avoir le dos droit, fixant ce qu'il avait devant lui. Sa table de travail, ornée de différentes pièces d'armes. Des pièces en tout genre, parfois similaires mais avec une différence de taille. Des plus fines, des plus épaisses, c'était un véritable chantier. Arkving regarda son établi, soupira pour s’affaisser de nouveau dans sa chaise de bureau. S'était-il assoupi ? Étrange, il n'en avait aucun souvenir.
Là seule chose dont il se souvenait, c'était qu'il était descendu ici avec une bonne raison. Son fusil de précision, ainsi qu'un autre équipement de sa panoplie, était à revoir. Le canon avait beaucoup trop surchauffé lors de ses dernières utilisations, il en était ressorti abîmé. Il est vrai que son fusil n'était plus tout jeune. Il fallait qu'il l'améliore, tout en conservant les bases du modèle qu'il savait manier. L'horloge pointait deux heures du matin. Pas question d'aller se coucher en laissant son matériel ainsi. Il fallait qu'il avance sur ses réparations, et cela allait lui prendre du temps, bien plus qu'une nuit.
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Sam 23 Juin - 1:22



Réparations et Nostalgie d'antan




Le crépuscule couchant, les nuages tombants, une rivière de couleurs chaudes rayonnante... Un spectacle naturel amenant à un nouvel état, plus sombre, communément appelé la nuit. Ce n'est qu'une fois le soleil hors de vue, que l'obscurité s'installe. Faibles créatures diurnes vont et viennent pour s'abriter dans leur repaire. L'Homme en fait partit.
Néanmoins, certains animaux ont dû s'adapter à la présence humaine, présence toxique qui ne leur permettait pas de s'aventurer en plein jour. L'Homme, du moins, certains, ont suivi cette évolution animale. Les prédateurs, principalement, sortent, se dissimulant dans la nuit. C'est à travers les ombres qu'ils se cachent. Mêlés à la nuit, ils s'y sont habitués, et s'y promènent comme en plein jour.

Cette nuit-là, celui qu'on appelle Bunshin, fait partit de ces prédateurs. Il s'est vite habitué, à devenir l'une de ces personnes nocturnes ; bien qu'il soit également occupé la journée. La nuit, c'est un état qui est à la fois fascinant, intriguant et terrifiant. Sans les sources de lumière que dégagent les villes, l'Homme en serait réduit à errer, les pupilles à la recherche d'une pointe de luminosité pour se guider.
Bunshin, lui, erre avec une vision bien particulière de la nuit. Ce soir-là, il était parti pour régler lui-même une affaire concernant ses trafics. Tout ce qui touchait de près, ou de loin, à son travail devait être réglé vite ; question de sécurité.

Vêtu d'un long manteau noir arrivant jusqu'aux mollets, surmonté d'un chapeau simple du même ton, il se fondait dans la foule. En dessous, un pantalon sombre, ainsi qu'une chemise blanche qui était la seule couleur cassant le noir intense et profond de sa tenue. Personne ne faisait attention à lui, à cette heure, dans ces rues bondées qu'étaient les quartiers de luxe et de luxure. Cette nuit-là, bon nombre de choses illégales devaient se tramer dans cette rue, comme à son habitude. Mais cette fois, Aaron venait ajouter son grain de sel.
Il avait le lieu, la personne qui serait sa proie ce soir, ainsi qu'un esprit bien vide. Sa démarche était à la fois calme et assurée. Bunshin se faufila à travers le dédale de ruelles qui se présentait à lui. Derrière des bâtisses marquant l'allée principale, de nombreuses ruelles avaient vue le jour. Utilisées par des personnes en connaissance, elles devenaient un véritable enfer pour les ignorants. Ce labyrinthe, on le retrouvait aussi sous terre. Heureusement, Arkving n'avait pas à s'y rendre ce soir ; il ne se serait pas habillé de cette manière si non.

Il s'arrêta un peu avant une impasse, qui était encadré par deux larges bâtiments plus ou moins abandonnés. Utilisé pour des fêtes et autres rencontres nocturnes plus ou moins légales ; totalement illégales en réalité. Aaron s'approcha de l'entrée, puis s'arrêta pour écouter les bruits environnant. Le vent, principal acteur, suivi de sons humains. Des bruits de pas résonnant sur le sol bétonné, des voix et autres. Bunshin fit rouler ses épaules, puis revêtit son masque qu'il avait accroché dans son dos à sa ceinture.
Comment allait-il s'y prendre, ce soir-là ? Rapidement ? Silencieusement ? C'était fort probable que le premier point passe en priorité. De toute façon, il y aurait très certainement du raffut pendant, ou après son passage. Par la force ? Non, il n'en avait pas envie. Par balle ? Rapide et efficace. Avec du venin ? Subtile et silencieux, plus ou moins. Avec l'Alter peut-être ? Tant de choix, qu'il se décida à trouver la solution le moment venu.

Comme un bourreau, il marcha sans se presser. Extérieurement totalement imperturbable, intérieur, légèrement irrité par le bruit. Une fête nocturne probablement. Toutefois, une seule personne l'intéressait. Pas question de faire des ravages, ce n'était pas son but de tuer gratuitement et sans raison. Pourtant, c'était un vilain... Non ? Alors il n'y aurait pas de mal à être méchant gratuitement ? Peut-être qu'au final, Aaron n'était pas l'un de ces méchants banals, sans réflexion, qu'on peut voir dans certains films ; et qui existent, malheureusement pour lui, réellement.
Quand il arriva à hauteur de ceux qui semblaient faire office de gardiens improvisés, ils l'arrêtèrent. Deux hommes, baraqués, avec des tatouages et cicatrices, et une haleine bien alcoolisée. Ils le repoussèrent maladroitement, en disant que les clowns masqués n'avaient rien à faire ici. Il est vrai que, comparé à lui, le masque de Bunshin souriait. Celui sous le masque, lui, ne souriait pas. Ou alors, il le faisait, mais toujours masqué, qui sait ?

Qu'importe cette brève interaction sans saveur, Bunshin força le passage des deux hommes, visiblement en colère. Mais leur attention fut reportée sur un groupe de filles qui se déhanchait au rythme de la musique. Écoutant leurs pulsions, plutôt que leur cerveau, ils partirent en quête de se rassasier. Dégoûtant, et pourtant, Aaron lui aussi, était en train de chasser. Pas la même chose, non, lui, il cherchait un homme. Un jeune adulte, qui aurait fait fortune dans les armes lui aussi. Tiens donc, un énième rival à éliminer.
Le degré d'alcool flottant empestait, non pas qu'Arkving soit intolérant, mais tout de même.
Après une petite minute de recherche, Aaron trouva ce qu'il cherchait. Il était dans un coin à converser bêtement avec une fille, probablement grâce à son taux d'alcool dans le sang. Sans attendre qu'il daigne finir, il attrapa le jeune homme par le col et le traîna vers les étages supérieurs du bâtiment désaffecté. Celui-ci ronchonnait et braillait faiblement contre son agresseur du soir qui avait osé l'interrompre. Visiblement, sa nouvelle fortune avait dû lui monter au cerveau. Quand on commence à devenir important, on ne se met pas dans ce genre de situation ; dommage qu'il ne tirera jamais de leçon de cela.

Une fois arrivé sur le toit plat, il le jeta devant lui et ferma la porte derrière eux. L'homme commença vaguement à prendre conscience de la situation, interpellant son kidnappeur sur la raison de son geste. Un silence, porté par un vent froid, s'installa. Bunshin s'approcha, pas à pas, comme s'il allait l'exécuter. L'effet de l'alcool ne fit que peu reculer la victime. Aaron s'arrêta à mi-chemin et observa fixement le garçon. On ne pouvait pas discerner ses yeux à travers son masque. Le sourire de celui-ci avait de quoi provoquer des frissons, et en offrit un gratuitement à l'otage.

« Tu sais qui je suis ? »


Mains dans les poches, il posa cette question sans hausser le ton. Sa voix, un peu plus profonde à cause du masque, était calme. Le jeune homme cligna des yeux pendant plusieurs secondes, comme s'il essayait de chercher la réponse. Il secoua négativement la tête, et Aaron ne fit que hausser les épaules devant cet aveu.

« Qu'importe. »


Il leva son regard vers le ciel, très peu de nuages persistaient. La plupart avaient été avalés par les méandres de l'obscurité. Bunshin reporta son attention vers sa victime. Son geste mécanique fit frissonner cette dernière. Il se rapprocha à nouveau, étant désormais à environ un petit mètre du jeune adulte. Aaron s'accroupit pour être à sa hauteur.

« Je suis d'humeur indécise ce soir. Alors je te laisse le choix. Comment souhaites-tu mourir ? »


Un silence, puis un rire nerveux de son interlocuteur brisa celui-ci. Devant la non-réaction de l'agresseur, la victime cessa de rire, tandis qu'il se racla la gorge et que des sueurs froides perlaient de ses tempes.

« C'est une blague ? Un canular ? »


Aaron se redressa, paraissant immense, alors qu'il devait probablement être plus petit que la personne qu'il avait sur sa liste.

« Je suis on ne peut plus sérieux. Si tu ne te décides pas, je m'en charge. »


Commençant à paniquer sérieusement, le jeune homme se redressa maladroitement sur ses deux jambes. Il faillit trébucher et retomber, mais se rattrapa.

« A-Attend. On peut discuter, hein ? C'quoi ton problème ? »


Le regard inerte que le masque lui envoya glaça le sang de la victime. Pendant ce temps, l'Alter d'Aaron s'était matérialisé dans sa nuque, et avait glissé le long du dos de son propriétaire pour arriver sur le sol. Celle-ci s'était rapidement faufilée derrière l'opposant, sans l'escalader. Nul besoin, pour ce soir. Aaron avait gardé le silence, malgré les questions nerveuses à répétition de son rival. Derrière ce dernier, une ombre grandit subitement. Elle atteignit sa taille, puis la dépassa largement de deux têtes. Terrifiée, la victime se retourna, écarquillant les yeux devant ce qu'il voyait.
Il tourna son regard terrorisé vers Aaron, qui balança légèrement sa tête vers la droite, comme si celle-ci donnait un coup. La créature, donna un violent coup de patte dans la tête de l'homme. La force de l'animal lui la nuque, rien d'étonnant... Pour un ours. Dressé sur ses pattes arrière, il retomba sur ses quatre pattes une fois son crime commis. Bunshin réfléchissait, en se disant que l'Homme était vraiment faible, comparé à certains animaux. Si facilement éliminable par ses concurrents sur la chaîne alimentaire.

L'ours revint vers son propriétaire. Arkving posa nonchalamment la main sur le crâne épais de l'ursidé. Il lui donna une caresse, visiblement las, puis l'ours se changea en une masse de particules d'ombres. Cette masse rétrécit, se faisant aspirer par la main du trafiquant. Sans même avoir eu un quelconque stress lattant de son action, Aaron regarda le cadavre. Propre, silencieux, rapide... Efficace cette idée qui lui était venue en regardant la Grande Ourse. Il délaissa la scène de crime, partant comme il était venu, dans un coup de vent.
Pourtant, la nuit n'était pas encore finie pour Bunshin, non. Il fallait désormais qu'il aille récupérer des pièces nécessaires à la réparation de son équipement. Il les avait commandées à Sasori il y a quelques mois. Enfin arrivée, il allait pouvoir se mettre plus sérieusement au travail. Ni une ni deux, il quitta le dédale de ruelles précédemment emprunté, rejoignant la rue principale, esquivant des hôtesses un peu trop en chaleur, pour rejoindre sa voiture.

Enfin sauvé de ce piège de luxure, Aaron retira son masque, histoire d'y voir plus clair pour conduire. Le trajet se déroula sans encombre. Les routes sont peu fréquentées à une heure pareille, il faut juste esquiver les piétons plus ou moins sobres qui traînent par-ci par-là. Arrivé au port, il gara sa voiture non loin, histoire de faciliter le transport des marchandises qu'il devait récupérer. Le trafiquant retrouva son associé, tourné vers l'océan à perte de vue, et accessoirement sur le déchargement de ses navires. À l'arrivée de son patron, Sasori tourna mécaniquement la tête et lui fit un sourire satisfait.

« Ce que tu as commandé vient d'arriver. »


Aaron hocha simplement la tête et l'annonciation du capitaine. Bien, si le sommeil ne le gagnait pas pour le reste de la nuit, il allait pouvoir travailler plus sérieusement. De nouvelles lentilles de précision, des zooms, diverses pièces pour régler aussi bien l'arme qu'il était en train de réparer que le masque qu'il avait pu arborer ce soir, lors de son crime. Une fois le matériel déchargé, et vérifié par les deux hommes, Aaron récupéra deux petites caisses. Lourdes, mais soutenables, et heureusement, car il allait bien falloir les descendre au sous-sol.
Il remercia son associé d'un geste de tête et d'un regard suffisant à traduire ses pensées, bien qu'il soit inexpressif. Depuis le temps, Sasori avait compris les "gestes" plus ou moins expressifs de son patron. Il savait qu'il était plutôt du genre calme, silencieux, et qu'il ne parlait pas beaucoup. Oui, c'était bien le comportement d'Aaron. Bien qu'il pouvait porter un masque différent de celui de son impassibilité inexpressive, selon les situations.

Une fois ses courses récupérées, direction sa résidence. Il y retrouva ses chiens, avec lesquels il passa du temps. Aaron veilla à bien nourrir chaque espèce vivant dans sa demeure, qu'elle soit au rez-de-chaussée, à l'étage, au sous-sol ou bien dans le jardin. Une fois assuré que chaque créature se portaient bien, il descendit au sous-sol avec une première caisse qu'il avait déchargé de sa voiture. Il enchaîna sur la seconde, qu'il déposa également dans son laboratoire. La nuit allait être longue, voir inexistante. Qu'importe s'il ne dormait pas ce soir-là, il rattraperait dans la journée. Mais il fallait qu'il continue d'avancer, c'était devenu un besoin nécessaire, presque vital.
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Dim 29 Juil - 16:49



Réparations et Nostalgie d'antan




Une heure, non deux, à moins que ce ne soient pas trois heures. Qu'importe depuis combien de temps il était focalisé sur ses réparations, mais enfin, elles commençaient à porter ses fruits. Grâce aux pièces qu'il avait récupérées de Sasori, son associé, il avait pu réparer ses pistolets. Du moins, pas les pistolets réellement, mais plutôt les canons qu'il avait tenté d'agrémenter à cette base d'arme à feu. En effet, ses deux pistolets, identiques, possédaient deux canons.
Le premier canon, le plus gros, est utilisé pour les balles classiques. Le deuxième canon, juste en dessous du premier, est plus fin. Il ne sert pas à tirer des balles, mais des aiguillons, d'où sa largeur ridicule comparée à celui juste au-dessus. C'est justement ce fameux deuxième canon qu'il avait amélioré et surtout réparé.

En effet, ses premières tentatives d'agrémenter un deuxième canon, aussi fin soit-il, l'avait forcé à revoir le squelette de l'arme entier. Il fallait ajouter un nouveau système pratiquement similaire, mais plus petit, à celui de base sans venir déstructurer l'ensemble. Au début, il y avait eu quelques dysfonctionnements, rien d'étrange quand on ajoute un corps étranger à une base n'étant pas prévue pour.
Au bout de plusieurs manipulations, il avait réussi à lier les fins réservoirs à aiguillons aux deux modèles. Minutieusement, il fit plusieurs essais avec ce résultat. Premièrement avec des aiguillons creux, sans avoir pris la peine de les remplir. Empruntant un passage qui menait de son laboratoire, au premier sous-sol, jusqu'au second sous-sol, il testa donc ce nouveau modèle.

Une fois dans la salle de tir, porte fermée, il effectua un premier coup, peu concluant. L'aiguillon n'était pas allé jusqu'à la distance voulu. Aaron quitta donc immédiatement ce lieu souterrain pour retourner dans son laboratoire juste au-dessus. Au début, il démonta l'arme et resserra les parties pas assez serrées à son goût. La propulsion normalement réglé après plus de quinze minutes de manipulation, il se décida de nouveau à tester. Cette fois-ci, il embarqua deux munitions.
De retour dans sa salle insonorisée, il chargea en premier l'aiguillon creux, comme le précédent essai. Il répéta l'opération, qui fut concluante. La projection était correcte. Il chargea une balle à blanc, ainsi qu'un aiguillon rempli, puis tira à nouveau. Le sifflement léger qu'émettait l'aiguillon à lui seul lors d'un tir était camouflé par le bruit de la balle. Aaron s'approcha de la cible pour constater le résultat.

L'aiguillon s'était bel et bien brisé au contact d'une surface dure. Sur une surface plus tendre, il était semblable à un aiguillon animal ; s'ouvrant après avoir pénétré la peau ou la chair, et libérant du venin. Bien, les réglages semblaient être finalement terminés, bien qu'Aaron se décida à passer encore une bonne heure et demie dessus pour finaliser. Que ce soit pour nettoyer ou encore vérifier si les gâchettes étaient toutes encore fonctionnelles.
Satisfait de cette première rénovation, Aaron comptait bien prendre un petit temps de pause avant de s'attaquer à son dernier bijou, son sniper. Il restait bien les lentilles à régler sur son masque de Bunshin, mais elles attendraient. Il y avait plus important, en l'occurrence son arme de précision. Le trafiquant quitta donc son laboratoire, délaissant ses armes et son sous-sol pour retourner au rez-de-chaussée.

Une fois la porte menant aux sous-sols fermée, la mine toujours froncée d'Arkving se détendit en voyant la scène devant lui. Ses quatre chiens étaient là, couchés à attendre qu'il remonte. Le maître animalier vint s'asseoir en tailleur devant eux, sifflant très légèrement pour attirer leur attention afin qu'ils viennent s'asseoir en ligne devant lui.

« Couché. »


Les quatre canidés s'exécutèrent immédiatement, se couchant dans une synchronisation satisfaisante. Le dresseur continua ses ordres simples, vérifiant qu'aucune de ses créatures n'avaient oubliées ces actions simples. En guise de récompenses à ce cours de nuit, vu qu'il était tout de même trois heures du matin, Aaron leur donna à chacun une friandise. Il ne se rendit pas dans le jardin, ou dans les pièces où se trouvaient d'autres animaux afin de ne pas déranger leur sommeil.
Le jeune homme se rendit à l'étage dans le but de faire une sieste, suivit par les quatre molosses de la maison. Pensant d'abord prendre une douche relaxante, il avait retiré son pull à col. Il prit un petit instant pour observer sa mine d'insomniaque, passant une main dans sa nuque en massant cette dernière. Alors qu'il allait finalement se faire couler un bain, afin de détendre ses muscles, il reçut un appel.

Au début, pas un mouvement en direction de son cellulaire, situé dans la poche de son pantalon. Sa mine s'assombrit légèrement à l'idée qu'on l'appelle aussi tard. Qui osait faire ça ? Il le découvrit très vite après avoir pris la décision de prendre son téléphone en main. Sa main se crispa autour de la machine qui vibrait encore. Il répondit tout aussi lentement, adressant à son interlocuteur une voix d'outre-tombe.

« Qu'est-ce que tu veux... »


Quelques grésillements furent sa première réponse, puis une voix grave se laissa finalement entendre à l'autre bout du fil.

« Ah, Aaron, je te réveille je présume ? »


Un soupir, mêlant de la fatigue à de l'agacement s'échappa d'entre les lèvres d'Arkving.

« J'allais me reposer, je viens de finir de réparer mes pistolets. Je repose ma question, qu'est-ce que tu veux ? »


Avant d'avoir sa réponse, Aaron entendit des perturbations sonores diverses et plus ou moins fortes. Des grésillements, encore, mais également des choses lourdes tomber, du métal, du bois, du verre, c'était vraiment étrange. Qu'est-ce qu'il était en train de faire exactement ? Il jetait des choses ? Ou bien il en recevait ?

« Ah désolé, j'ai un petit problème qui me... »


De nouveau, des bruits retentirent, similaires aux précédents.

« Des petits problèmes ? »


Aaron appuya sur le mot "petits", vu qu'ils ne semblaient pas si petits qu'ils en avaient l'air.

« Retrouve-moi sur le Michino, enfin, si jamais tu y arrives. »


Son interlocuteur fronçait les sourcils, étant confus par ce qu'il venait de lui demander. Il souffla à nouveau, lâchant un bref et petit "J'arrive." avant de raccrocher. Quelle plaie, mais une plaie qui lui était bien plus utile que certains. Il ne le cachait pas, Sasori était bel et bien la personne la plus fidèle et utile qu'il avait dans la manche. Alors il fallait qu'il bouge son derrière et puisse aussi lui rendre service de temps à autre.
Toutefois, à cette heure, il avait vraiment intérêt à avoir une bonne raison, ou bien un "petit" problème très important. C'est donc d'humeur nonchalante qu'il enfila de nouveau son pull qu'il venait à peine de quitter. Il descendit à la cave, emmenant avec lui ses pistolets fraîchement réparés. Il connaissait bien Sasori, il était plutôt du genre à l'appeler calmement. Dans ce cas présent, il devait probablement avoir besoin de son aide contre ses fameux problèmes.

Avant de partir vers sa voiture, il entendit ses chiens couiner, probablement qu'eux aussi souhaitaient sortir. Aaron les fixa un à un, réfléchissant à la situation. Certes, cela les ferait bouger, mais si jamais Sasori s'était vraiment fourrer dans un mauvais plan, il ne voulait plus risquer la vie d'une de ses bêtes. La première qu'il avait perdue ainsi lui avait déchiré le coeur. Le plus imposant des quatre, l'inuit du nord au pelage sombre, s'avança pour venir s'asseoir à ses côtés, histoire de dire qu'il venait avec lui.
Le maître souffla devant l'insistance du plus massif, puis prit finalement la décision d'en laisser deux en surveillance chez lui, et d'en prendre deux avec soi. Il prit les deux inuits avec lui, le plus grand donc, et le blanc qui était légèrement plus fin. Il laissa le berger allemand et le husky en charge de la maison. Une fois assuré que tout était bien fermé chez lui, il quitta sa demeure en voiture.

Direction le port de l'est, là où son cher associé faisait ses petits trafics posément. Une fois arrivé là-bas en moins d'une trentaine de minutes, notamment grâce au trafic routier inexistant, il fit attention à ne pas garer son véhicule trop près. Avant de sortir, il remarqua que son masque de Bunshin traînait toujours sur les sièges arrières, entre ses deux chiens. Nonchalamment, il le saisit et vint le fixer sur sa tête puis sortit. Ses deux molosses à sa suite, ils semblaient tendus, cela se voyait dans leurs comportements.
Après une petite caresse rassurante à chacun sur le crâne, Aaron se dirigea vers le Michino, l'un des bateaux composant la flotte de ce cher Sasori. La capuche rabattue sur son crâne, il s'avança, remarquant la présence d'un homme qui semblait faire le gai. Il semblait faire la personne un peu trop sûre d'elle, face à lui, et il allait le regretter.

« Dégage le minus, y a rien à voir ici. »


Aaron releva la tête vers cet homme qui devait faire au moins deux têtes de plus que lui. En voyant qu'il avait un masque, l'assaillant se moqua en disant que le clown qu'il était pouvait retourner au cirque. Décidément, l'humour de nos jours était de plus en plus rare. Le jeune trafiquant fit apparaître son alter sous la forme d'un loup imposant, plus grand que ses deux inuits. Remarquant que le degré de panique dans le regard de l'homme commençait à grimper en flèche, il fit attaquer son alter.
Instinctivement, les deux autres chiens obéirent à cet ordre d'attaque donné par leur maître. Celui qui faisait le fière il y a à peine une petite minute se retrouvait désormais sous trois bêtes. Néanmoins, pour ne pas que ses chiens mordent n'importe quoi, pour l'instant, c'est son alter qui mordit à la gorge pour achever rapidement. Aaron se pencha pour saisir l'homme par le col et le traîner. Suivit par son alter qui était lui-même suivit par ses chiens, il s'aventura sur le bateau.

Un bateau marchand totalement simple, du moins c'est ce qu'on penserait. Si Aaron avait pris la peine de traîner un cadavre, c'est qu'il savait que son associé s'en servirait. Où était-il d'ailleurs ? Il n'entendait aucun bruit, si ce ne sont les bruits classiques qu'un bateau pouvait émettre. Ce genre de bateau étant grand, il envoya les trois canidés qu'il possédait en exploration. Une bonne idée, vue qu'à peine cinq minutes après les avoir laissés, il entendit un aboiement l'appeler. Ce n'était pas son alter, mais vu la tonalité du son, c'était probablement le plus allongé des inuits, le blanc. Le plus sombre produisait des sons plus graves.
Il retrouva son alter et le plus massif des inuits en chemin, ils étaient en train de pousser une porte qui semblait leur résister. C'est Aaron qui l'ouvrit en usant de plus de force qu'il ne le pensait. La porte avait été bloquée par différents obstacles comme des caisses, et même une table en métal. En voyant la scène face à lui, il resta un moment inerte. Il rappela son inuit blanc qui était en train de renifler des corps inertes. Parmi les deux, il reconnut Sasori, allongé sur le dos, transpercé en plein thorax par celui qui avait dû être son adversaire au-dessus de lui.

Ses bras étaient semblables à deux épées tranchantes, une mutation probablement vu qu'elle était toujours active malgré qu'il soit mort. Aaron se rapprocha, suivit par ses trois molosses qui restèrent assis à côté de lui comme il leur avait ordonné une fois à la hauteur de cette scène morbide. Le capitaine du navire baignait dans une flaque de sang, transpercé par un bras métallique de son ex-agresseur. Celui-ci était aussi inerte, mais d'extérieur, Aaron avait du mal à comprendre les raisons de sa mort. Aucune trace de balle, rien ne l'avait transpercé.
C'était étrange, mais il s'attarderait là-dessus après avoir vérifié l'état de son subordonné. Il s'accroupit, jetant un coup d'oeil au visage inerte de Sasori. Il avait la bouche entrouverte, un oeil entrouvert et l'autre presque fermé d'où s'échappait une faible lueur rougeâtre. Aaron reconnaissait ce changement, il se produisait quand Sasori utilisait son alter... Mais... Comment cela se faisait-il que son alter soit toujours activé ?
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Mer 15 Aoû - 16:39



Réparations et Nostalgie d'antan




Aaron avait écourté sa réflexion pour aider son subalterne. L'aider ? En effet, il n'était pas mort. Le vilain attrapa les épaules du cadavre qui avait une de ses excroissances plantée dans le thorax de Sasori. Il le jeta en arrière après avoir retiré le bras qui gênait à la prolongation de l'alter du capitaine. Il n'en savait pas grand chose, ou comment il marchait réellement. Ses informations restaient assez maigres, comme quoi Satô se nourrissait de ce qu'il appelait "l'essence". Une sorte de flux qui perdure lorsque l'on vit, et qui disparaît lorsqu'on meurt. Sasori pouvait voir cette essence humaine et l'avaler. Ce qu'elle faisait sur son corps ? L'essence nourrissait son alter, qui le faisait perdurer. Une sorte d'alter de rajeunissement précaire, instable et visiblement disponible pour une seule période de sa vie.
Jamais Aaron ne l'avait vu autrement que sous ce visage d'homme d'âge mûr. Depuis qu'il avait retiré l'objet obstruant l'alter de Sasori, celui-ci s'était mis à bouger les doigts, et cligner des yeux. Il semblait puiser dans ses propres réserves, alors que ses cellules abdominales étaient en train de se reformer comme s'il n'avait jamais eu de trou à cet endroit. Aaron le regardait faire avec une lueur d'interrogation. De la régénération ? Non, c'était plus étrange, comme s'il rembobinait son propre corps. Comme s'il faisait revenir cette partie de lui au temps d'avant, ou même tout son corps entier. Le capitaine se redressa en crachant ses poumons à gorge déployée, il expulsa un mélange de salive et de sang à côté de lui. Ses yeux clignèrent de nouveau, son oeil rouge sang disparaissant comme dans un mirage. De nouveau bleu, mais visiblement encore affaiblit, son regard se dirigea vers son supérieur.

« Hey, boss... J't'ai manqué ? »


Aaron soupira, alors que Sasori reprenait son traditionnel sourire, même s'il le voyait plus fébrile. Il avait quelques sueurs froides et de légers tremblements.

« Reste assis, idiot. »


Son interlocuteur ne tenta pas de se relever sous cette phrase, qui sonnait plutôt comme un ordre. Sasori passa une main dans sa nuque. Il était essoufflé, toujours fébrile, mais reprenait son souffle.

« Qu'est-ce que tu as fais exactement ? »


Sasori redressa lentement sa tête qu'il avait baissé, affrontant le regard de son supérieur.

« J'étais tranquillement posé à faire des comptes sur les différentes marchandises que je vais recevoir dans la semaine et le mois... Puis... Bah y a ces types qui sont venus me faire chier... »


Ce n'était pas ce qu'Aaron voulait, comme réponse. Il pensait avoir été clair sur le fait qu'il voulait en savoir plus sur son alter. Soit Sasori l'avait mal compris, soit il faisait exprès de faire la personne qui n'avait réellement pas comprit. Bunshin garda cela dans un coin de sa tête. Il comptait bien revenir sur le sujet, à un moment ou un autre.

« Qu'est-ce qu'ils te voulaient ? »


Sasori soupira lourdement, puis il pencha sa tête sur le côté.

« Faire cesser mon business, je suppose. »


Bien que Bunshin ait toujours son masque sur la tête, Sasori pouvait ressentir cette désapprobation et le jugement qu'il émettait intérieurement. Ses bras étaient croisés contre son torse, son dos appuyé contre l'un des murs de la pièce. À ses pieds, deux chiens, et un loup, son alter. Il le reconnaissait aisément, car il l'avait déjà vu sous cette forme. Aaron se redressa, s'approcha puis tendit sa main en direction de Sasori. Ce dernier souffla du nez, manquant de rire nerveusement, malgré son sourire bien présent. Il attrapa nonchalamment la main du jeune homme qui le tira en arrière. Une fois le capitaine debout, il regarda autour de lui. Un soupir traversa sa bouche, disant qu'il allait devoir ranger ce bazar. Son supérieur n'avait pas prévu de l'aider, car, comme il lui avait dit, il avait à faire.
Aaron quitta donc le navire, après s'être assuré que Sasori pouvait se débrouiller seul pour le reste de la nuit. Retournant vers sa voiture, il aspira son alter au passage, le faisant retourner à l'intérieur de son corps d'un simple contact. Une fois dans sa voiture, il consulta son cellulaire. Rien, pas un message. Si ce gamin ne l'avait pas prévenu de son retour, c'est qu'il n'était pas encore rentré. Bunshin soupira lourdement après avoir retiré son masque, et le posa à l'arrière avec ses chiens. Il décida de rentrer directement chez lui, se disant qu'il saurait quoi faire une fois là-bas.

En effet, comme il l'avait présumé, aucune trace de ce gamin indiscipliné. Alors qu'il allait l'appeler, pour savoir ce qu'il faisait encore dehors, ses chiens se mirent à gronder en direction de la porte d'entrée. Le propriétaire s'y dirigea donc, tombant nez à nez avec un Satsuki un peu essoufflé. Arkving le fixa de haut en bas, avec un regard désapprobateur. D'un geste de tête, il lui indiqua de se dépêcher de rentrer, ce qu'il fit sans attendre qu'il ne vienne le pousser lui-même.

« Je peux savoir ce que tu faisais dehors ? »


Il parla d'une voix calme et posé, bien qu'on pouvait sentir à l'intérieur une once de reproche. Bras croisés, il pivota après avoir fermé la porte pour faire face à jeune garçon, dans l'attente de sa réponse.

« J'étais sorti courir dans les bois... »


Sa réponse était fébrile, Aaron le sentait. Il devait cacher quelque chose, alors il le força à parler un peu plus.

« Qu'est-ce qui t'as pris tant de temps ? Tu t'es perdu ? Ou alors tu as rencontré quelqu'un en chemin ? »


« Ouais, j'ai rencontré un type dans les bois. Il m'a ramené au centre-ville et de là j'ai repris les transports en commun. »


Il partait dans la cuisine se servir un verre d'eau, mais Aaron ne le lâcha pas d'une semelle.

« Qu'est-ce que tu lui as dit exactement, à ce type ? »


« Je sais plus... Pas grand-chose. Mon prénom, que j'avais plus de parents... Pourquoi tu veux savoir ça ? On peut pas en parler demain ? »


Cette remarque fit grimper la dose d'énervement nocturne du trafiquant. Il plaisantait là ? Aaron attrapa Satsuki par le col et le fit asseoir sur une chaise fermement.

« Qu'est-ce que tu as appris sur ce type. Je veux tout savoir dans les moindres détails. »


Il semblait visiblement en colère, et pressé d'en savoir plus sur la personne qu'il avait rencontré durant sa balade de nuit.

« Il s'appelle Jaiden. C'est un héros et il est allemand, je crois. Il m'a appelé liebling, je sais pas ce que ça veut dire... Il buvait de la bière là où j'avais déposé mon sac avec mes fringues. Il a plaisanté en disant qu'il allait m'arrêter pour exhibitionnisme... Je crois que c'est tout.... Ah, ben il sait conduire une moto, aussi. »


Aaron fronça les sourcils à l'entente du mot "héros". Il passa une main sur son visage, soufflant pour évacuer son stress montant. Il parlait toujours d'une voix tranquille, mais au fond, quelque chose n'allait pas.

« Rien d'autre ? À quoi il ressemblait ? »


« Type européen. Il avait les cheveux clairs, il était grand. Il n'avait pas vraiment d'accent... »


Un étranger, qui semblait déjà bien incorporé à la sauce japonaise. Là depuis plusieurs années, en supposant qu'i ait une double nationalité... Aaron entendit son nom sortir de la bouche de Satsuki. Il semblait avoir été ailleurs un petit moment.

« Je lui ai pas parlé de toi. Il a pas assez d'infos pour me retrouver, vraiment. Je suis pas complètement idiot... »


Le plus âgé passa de nouveau sa main sur son visage, visiblement fatigué et un peu lassé.

« Encore heureux. Il faut vraiment que tu apprennes à mentir en dehors d'ici. Ou plutôt tenir ta langue et ne pas raconter ta vie aux inconnus. »


Il s'était redressé pour aller déposer son verre vide dans l'évier. Après cela, il se tourna pour faire face à Aaron qui l'avait évidemment suivi.

« J'y peux rien. C'est sortit tout seul. De toute façon y a des tonnes de Satsuki et retrouver la bonne écriture ne sera pas facile. Surtout que c'est pas comme si j'avais donné mon nom... »


Aaron soupira légèrement, venant pincer l'arête de son nez. Tout ce remue-ménage commençait à lui donner un petit mal de crâne à l'arrière de la tête.

« Écoute et fait ce que je te demande. C'est simple de ne pas donner d'informations aux gens dehors. »


Il ajouta également que, la prochaine fois qu'il sortait faire une balade de ce genre, qu'il le prévienne. Et surtout, qu'il applique ce qu'il venait de demander. À savoir ne pas raconter sa vie, ou bien mentir s'il était vraiment obligé de parler ou révéler quelques choses. Après cette petite interrogation surprise, il fit un mouvement de la tête pour l'envoyer se coucher. En disant qu'il devait repartir, mais qu'il reviendrait probablement quelques heures après, avant le lever du soleil. Le gamin avait acquiescé et était monté se coucher. Cette fois-ci, il laissait les chiens chez lui. Ils surveilleraient la maison, ainsi que Satsuki au cas où il ne tente de ressortir, ou autre. Aaron envoya un message à Sasori, pour savoir s'il avait fini et s'il pouvait discuter. Il reçu une réponse quelques minutes plus tard. Le capitaine avait quitté le port pour retourner chez lui, dans son appartement totalement classique en zone résidentielle. Arkving répondit simplement qu'il quittait sa demeure et était en route pour arriver chez lui.
Une fois arrivé à l'adresse de Sasori, le trafiquant quitta sa voiture de ville, puis monta les trois étages pour finalement toquer à la porte. En tee-shirt et jogging, son associé vint lui ouvrir, retournant s'affaler sur l'un des canapés. Il l'invita à s'asseoir, lui aussi, ce que le plus jeune des deux hommes fit avec une démarche légèrement tendue. Aaron était en colère, une petite dose de stress s'étant ajouté à ses pensées. Ce gamin... Il allait lui causer sa propre perte si ça continuait. Qu'est-ce qui lui avait prit de le ramasser ? Il souffla, expulsant cette haine interne qui montait. Oui, il se souvenait pourquoi. Pour reproduire ce que son mentor avait fait pour lui. Il l'avait sauvé d'une vie minable. Mais lui, qu'avait-il fait pour Satsuki ? À part l'attirer dans son propre gouffre ? Il avait condamné ce gamin en même temps que lui, alors qu'il ne méritait pas ça. William, lui, n'avait pas fait ça. Il lui avait offert une toute nouvelle vie. Le vilain ses doigts sur son front qu'il frotta. Il était dans l'erreur, depuis le début.

« C'est rare de te voir aussi... Nerveux. »


Le regard bleu métallique du supérieur vint foudroyer celui de son associé qui se mit à rire nerveusement en guise d'excuse. Comprenant qu'il avait touché une corde sensible, Sasori se décida à aller dans le sens de son patron.

« Avec les infos qu'il a données, il n'y a aucune chance qu'il remonte jusqu'à toi. Relax. »


Certes. L'identité de Satsuki, au final, encore plus trouble que la sienne ou celle de Sasori. Il fallait qu'Aaron règle ce genre de détails beaucoup trop importants, et vite. Eux, étaient en sécurité concernant les informations. À la limite, ils n'étaient que de banals travailleurs portuaires, faisant fortune de leurs échanges. Pour le gamin, c'était autre chose. Il n'avait pas envie de se relier à un potentiel risque. Car à l'heure actuelle, il constituait un véritable risque pour Aaron, et pas seulement lui. S'il se faisait attraper, c'était tout son réseau qui tomberait, en plus d'un bout de la Ligue. Perte de ressources, matériel, argent et même au niveau du recrutement.

« Il faut que je m'occupe de régler ça. Rapidement. »


Sasori haussa les épaules, affichant son traditionnel sourire.

« C'est surtout du gamin que tu dois t'occuper... Il parle trop. »


Aaron ne put qu’acquiescer, son interlocuteur avait raison. Au final, le problème le plus important, c'était aussi le comportement du garçon. Trop à courir partout, et à révéler tout et n'importe quoi sur lui. C'était ça, le danger. Un vilain restait néanmoins bien moins aisé à retrouver qu'un héros classique. De plus, Satsuki pouvait s'écrire de différentes méthodes, selon le caractère. Ce n'était pas un nom jamais vu, au contraire. Enfin, il était censé vivre chez sa tante, mais cette dernière l'avait mis dehors. Pour le tracer, ceux qui essayaient n'avait pas de matière ; au même niveau qu'un migrant. Il y avait beaucoup réfléchit, à comment le former, ce gamin. Mais cette fois, ça devenait urgent.

« Ça aussi, oui. S'il continue comme ça, ma patience ne tiendra plus longtemps. »


« Mais du coup... Je sens que ça te démange... Tu veux en savoir plus sur ce type, je me trompe ? »


« Ta question rhétorique était inutile. Tu le sais. Et oui, je veux tout savoir. »


Aaron donna à son subalterne un papier plié en quatre. Le capitaine s'en saisit rapidement, le dépliant pour lire les quelques informations s'y trouvant.

« Hm... Prénom, nationalité d'origine, profession... Et des petits détails... »


Sasori semblait décortiquer la fiche. Il finit par replier le papier, qu'il glissa dans l'une des poches de sa veste. Un soupire franchit ses lèvres, puis il se remit à sourire. Sasori sans son sourire étrange n'était pas Sasori, définitivement.

« Bon, y a pas énormément de matière, mais j'ai connu pire. »


« Je sais. Fais ça vite, si possible. »


Le plus âgé étouffa un petit rire nerveux qui fit frémir ses épaules. Il passa une main dans ses cheveux blancs pour les ramener en arrière ; ils retombèrent sur son front dans la seconde suivant son geste.

« Évidemment. Au fait, si tu veux mon avis... »


« Accouche. Je sens déjà venir ta morale. »


Un nouveau rire s'échappa de la gorge du trafiquant à la tignasse blanche. Ils se connaissaient bien, tous les deux, c'était indéniable.

« N'essaye pas de reproduire ce qu'on a pu faire pour toi. »


La tête d'Aaron se tourna lentement et mécaniquement, comme s'il se révélait être un vieux robot aux articulations rouillées.

« Mais encore ? »


« Si ça ne te vient pas naturellement, c'est que ce n'est pas fait pour toi. Ne te force pas. »


Entendait-il par là qu'il n'était pas doué à entreprendre ce que son ancien tuteur avait pu faire pour lui ? Si ces mots avaient été prononcés par un autre que Sasori, il serait probablement mort la minute d'après. Mais dans ce cas présent, il considérait également ce vieux taré comme une sorte de livre à dicton. Ce genre de livre dans lequel on ne prend que ce qui a marché, en laissant de côté les échecs. Ce qu'il venait de lui dire, il ne l'ignorait pas et ne le repoussait pas. Il gardait cette remarque dans un coin de son crâne, et y réfléchirait dans un moment de calme. Non pas qu'ils n'étaient pas au calme, à l'instant, mais il préférait y réfléchir seul. Le plus important, pour le moment, restait de s'occuper du gamin.
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