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Un point commun universel que certains n'ont pas eu

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Dim 20 Mai - 11:36
Un point commun universel que certains n'ont pas eu

PIERCE Emmerick B.& OZUBON Clyde


Clyde savait qu’il ne pouvait pas sortir de son mal-être sans une aide extérieure. Une soirée, il était dans un groupe de parole, une salle vide, peu éclairait part des néons où plusieurs chaises étaient installées pour en faire un cercle. Il avait fini son service au bar alors il avait décidé de faire ce qu’il faisait le plus en prison ; écouter des personnes déverser toutes leurs colère et haine lors d’un rassemblement pour améliorer sa confiance en soi et son estime de soi, mais parler n’était pas la solution pour Clyde, parler n’allait pas arranger les choses pour lui, en revanche entendre les autres parler c’était plus un moyen de se dire qu’il n’était pas tout seul dans la merde pourtant le thème de ce jour-là n’était pas le plus original, ni même le moins fréquent : Une Enfance sans parents.
Combien d’enfants ont « vécu » sans parents ? Un nombre impensable si on compte toute la population actuelle, peut-être qu'au final se groupe n’était qu’un passe-temps pour Clyde, il suffisait de taper le nom du groupe sur internet et il pouvait trouver des milliards de pages sur ce thème-là, il aurait pu lire des articles pour ensuite se dire qu’il n’était pas seul dans la merde. Mais non, il avait pas fait surement car on n'est jamais sûre de qui écrit ces articles, des Bots ? Des algorithmes ? Il en avait aucune idée, en tout cas, s’il voyait des personnes parlait et pleurer de ses propres yeux, il en aurait la certitude, après, il peut se dire qu’elles font exprès mais à ce stade ça relève plus de la paranoïa qu’autre chose.  

C’était la première fois qu’il était venu dans un groupe en dehors de la prison, donc cela allait faire un peu plus d’un an mais ses habitudes ne changèrent pas, regardait pleurer les autres pour se satisfaire, c’était malsain, certes, mais un remède reste et restera un remède. Parler en public n’allait pas arranger les choses et encore moins pleurer. Par pur respect  il allait dire quelque chose pour ne pas paraître désagréable mais il n’allait pas dire toute sa vie non plus. D’ailleurs, il se rendit compte que quelqu’un était comme lui, assez… distant. Cette personne, Clyde lui envoya des regards de temps en temps.

A ma droite une espèce grosse truc, entièrement fait de pierre et matière gluante sur lui. Il suffisait de le regarder pour comprendre tout sa vie. Un membre de sa famille le détestait faisant qu’il n’avait plus « d’enfance ».

Trahison, amant et tromperie, la naissance de ce « gros truc » se résumait en ces trois mots. Clyde avait raison.

Bingo…

A ma gauche une femme, une femme dont je ne pouvais pas en dédu-

- À votre tour Clyde
 
Merde…

- Moi ?

- Oui… vous.

Il toussa comme s’il se préparait à chanter.

-  Euh oui…. Bonjours tout le monde, moi c’est Clyde, Clyde Ozubon.

- Bonjour Clyde ~ (En Choeur)
 
- Je viens d’une ville, non loin de Musutafu et j’y habite toujours.

- Bien… tu viens de très loin pour assister à ce regroupement…

Si par malheur il devait en dire trop, les personnes qui étaient présentes dans cet endroit ne le seraient plus dans sa vie de tous les jours lorsqu’il allait sortir de cet endroit, voilà pourquoi il avait pris un endroit aussi loin.

- Exact…

- Parle-nous un peu de toi et de ta relation avec ta famille… Enfin... ce que tu fais ici.

- Ah ! En vrai, je n’ai pas grand-chose à dire. Je n’ai jamais vraiment aimé ma mère, enfin, si, quand j’étais petit. Je ne comprenais pas, j’étais bien trop naïf  pour comprendre que j’étais une merde à ses yeux, il a fallu attendre un peu plus de mes 13 ans pour comprendre que ce qu’elle me faisait était inacceptable… Pas digne d’une mère.

- Et votre père ?

Lui demanda-t-elle d’une voix sympathique. Il soupira puis fit un petit sourire en regardant vers le sol, comme s’il s’était perdu.

- Mon père… était aussi invisible qu’un acarien.

Clyde se redressa, regarda chacun des participants, un par un.

- Voyez-vous un acarien là ?

Cette question rhétorique était  aussi évidente que la présence des personnes ici. Presque immédiatement il y répondit.

- Voilà… La réponse est vite faite… Non.

Clyde s’affala dans sa chaise, sur son visage le dégout était la seule expression qui pouvait apparaitre.

- Il… Il n’était pas présent, ma mère avait la culotte et mon père… lui, avait le mépris de sa femme.

Un petit silence régna, dans la salle obscure. Clyde n’allait pas dire plus que ce qu’il venait de dire.

- Rien de plus ?

- Rien de plus.

Ce jour, il y avait 10 personnes, pour une heure et trente minutes de regroupement. En comptant le temps qu’il fallait pour s’installer, il resterait plus qu’une heure et vingt minutes, il suffisait de faire un petit calcule  pour se rendre compte que chaque personne avait le droit à dix minutes de parole. Sur ces dix minutes de paroles, j’en avais pris seulement une. Tant mieux pour certain qui pouvait bien plus parler.

Trois personnes regardaient Clyde avec dégout, pourquoi ? Soit car il n'avait pas aimé la façon dont il avait surjoué son passage, mais il l’avait fait en espérant qu’on oublie son peu de temps de parole,   soit car ces personnes devaient surement savoir ce qu’il avait fait, plusieurs personnes s’en doutaient d’ailleurs. Clyde, ne réagissait pas plus que ça face à ces regards qui voulaient tous dire, tout ça c’était du passé… mais peut-être son futur.

Le reste de la conversation, Homme à Homme, était presque similaires ;  problème de famille… quelques-uns plus importants que d'autres.

À cet endroit, on a tous une merde. À cet endroit, il y a toujours plus bas que soi.

Voilà la raison pour laquelle il était présent ces groupes.

À la fin, après une heure et vingt minutes à écouter le malheur des autres, il  se leva et partit presque immédiatement, il fit un geste rapide pour dire au revoir à tout le monde, il était l’un des premiers à sortir. Une fois dehors il resta non loin de la porte. Il faisait nuit et comme à ses habitudes, sur le bord du trottoir,  il regardait les voitures passer. Il sortit une cigarette de son paquet et la mit dans sa bouche. Il saisit son briquet et l’alluma.
Il y prit une grande inspiration puis expira le tout.

Oui, il avait sorti que quelques phrases contrairement à certain qui avait sorti un véritable monologue digne d’une pièce de théâtre, mais, il se sentait bien.

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Mer 23 Mai - 4:41


Un point commun universel


Vous connaissez Les Muses Orphelines ? Cette célèbre pièce de théâtre québécoise qui raconte l’histoire de cette fratrie qui attendent que leur mère revienne à la maison pour un souper en famille. Des sœurs et un frère qui, sans conteste, ont autant d’amour les uns envers les autres qu’un éléphant en a pour une souris. Plus jeunes, les trois aînés avaient fait croire à la plus jeune, déficiente intellectuelle, que leur mère était morte alors qu’elle était simplement partie du domicile familial. Chose que la cadette apprendra devenue adulte. Vindicative, elle fera une mise en scène pour piéger ses sœurs et son frère et ainsi les confronter à leur passé habité par la même discorde que l’histoire d’Adam et Ève quand Ève goûta enfin la pomme dorée. Ce soir, je crois que je me sentais un peu comme ça avec moi-même. Je broyais du noir. Je ne voyais pas clair. J’étais chamaillé entre mon bien-être et mon mal-être. Le désir de retourner chez mes parents et celui de rester dans cette petite maison que je finançais par ces comptes en banque que j’usurpais. Ce soir, je me sentais inconfortable dans ce que j’avais choisi comme vie. Pour une fois, ma solitude me jouait des tours et il y avait une petite voix, au fond de moi, qui avait envie de voir des visages. Qu’ils me soient connus ou non, cela m’était égal. En analysant mes besoins, j’avais simplement besoin de me sentir entouré et non plus seul. Une seule chose était claire, ce n’était pas une petite balade qui allait me permettre d’être mieux dans ma peau ce soir.

Étendu sur mon divan, je fixais le plafond. Comme si ce plafond, blanc comme neige, était le recueil de ma solitude et qu’il me permettait de me sentir mieux. On peut d’ailleurs m’expliquer pourquoi l’humain, lorsqu’il est triste ou éprouve une quelconque nostalgie regarde vers le ciel ? Est-ce dans l’espoir de voir l’une de ces âmes qu’il a chérie autrefois passer ? Espérais-je voir Vincent ou mes grands-parents ? Non. J’étais bien plus sceptique que ça. Je ne croyais pas vraiment en une forme de continuité après la mort. Enfin, si… d’une manière… mais c’était à titre de souvenir dans l’esprit de ceux qui nous chérissaient et nous connaissaient. Quand la dernière personne à nous avoir connu poussait son dernier souffle, souvent purulent, alors on s’éteignait pour toujours. Sans avoir vraiment fait de marque. C’était un peu fataliste, mais c’était la seule manière que j’avais trouvé pour cesser de souffrir après la mort de Vincent. Même si je ne croyais pas en cet au-delà, je me surprenais toujours à regarder en l’air quand une once d’ennui m’affectait et que je me sentais soudainement seul. Me surprendre… c’était le bon mot, car chaque fois, je finissais par me marteler la tête en me répétant l’inutilité de ce geste. Pourtant, je recommençais toujours.

Impuissant, je me tournai sur mon divan et fermai les yeux. J’avais besoin de quelque chose. Ce soir, je devais appeler à l’aide… mais à qui ? À quel sujet ? Je ne savais même pas moi-même ce qui clochait entre mes deux oreilles. Le cerveau est une bien étrange et complexe chose. Une idée me traversa l’esprit. J’avais entendu parler, plus jeune, de ces groupes de discussion qui ouvraient des séminaires pour permettre aux gens de s’ouvrir et de discuter sur des sujets qui les affectaient. Si je le voulais, il était possible pour moi de mentir, enfin si j’en ressentais le besoin et de raconter l’histoire d’un tiers. J’avais lu assez de livres pour en trouver une qui concordait avec aisance. Une simple recherche sur le net suffisait pour trouver l’un de ces groupes, ils n’étaient pas si bien cachés après tout et plutôt ouverts de ce qu’on m’avait dit.

Je poussai un soupire profond, de ceux que l’on entend lorsqu’on lutte intérieurement entre exécuter ou non une action puis me redressai. Du revers de la main, je saisis mon ordinateur portable et entrai sur mon moteur de recherche « Groupe de discussions Musutafu et alentours ». Simple, mais efficace. Le premier résultat m’interpella tout de suite. Au menu ce soir, un groupe poussait le dialogue sur l’omniscience des parents à l’enfance. Intéressant et assez parlant pour moi. Un peu fatigué de ma journée, je notai l’adresse puis saisi mes écouteurs et ma veste qui choyaient sur le fauteuil voisin. J’enfilai rapidement un jean noir, quoique devenu gris à force de lavages. Ce n’était pas très mondain comme style, plutôt urbain je dirais, mais je n’accordais pas de réelle importance aux gens que j’allais rencontrer là-bas, seulement à leur voix et leur histoire. C’est ce qui allait me conforter. Je n’avais pas vraiment l’intention de me faire des amis, je voulais simplement voir des visages pour satisfaire mon besoin quasi annuel de social. Je crois que j’étais juste un peu névrosé ce soir et que je voulais me sentir mieux. Qui sait ce qui en résulterait.

Je n’avais qu’une heure devant moi pour faire une entrée peu remarquée. Une heure pour être à l’heure juste. Je me chaussai donc puis sortis, prenant soin de verrouiller derrière moi. Je regardai une dernière fois l’adresse que j’avais notée. Ce n’était pas si loin de chez moi, à l’entrée de la banlieue voisine la plus près de ma demeure. Tout au plus, j’en avais pour une cinquantaine de minutes à marcher à une cadence plutôt rapide. Il n’en fallut pas une, pas deux pour que j’aligne un pied devant l’autre et me mette à marcher. J’étais heureux d’avoir choisi mon domicile à la quasi frontière de Musutafu, cela facilitait grandement mes déplacements en l’absence de véhicule. Pressé, je ne pris pas vraiment le temps d’observer les paysages, pas plus que je ne prêtai attention à ces gens que je croisai.  Seulement à la palissade de ce bâtiment à la teinte pâle. Le bâtiment dans lequel se passait cette fameuse réunion. J’aurais aimé pouvoir voir les couleurs, ne serait-ce que pour associer une nuance autre que le vert à cette image paisible, voire ostentatoire et sereine, qui trônait devant moi. Juste le fait d’être là, devant cette porte, je me sentais comme saisi par une main spirituelle qui m’apaisait. Je ne me serais jamais imaginé dire ce genre de choses, mais ce bâtiment avait une aura chaleureuse me rappelant presque les chocolats chauds à la guimauve de mon enfance.

J’humai le parfum de la banlieue puis poussai la porte en même temps que je cachai le petit bout de papier avec l’adresse dans ma poche. Au premier coup d’œil, je vis cette horloge, il m’avait fallu exactement cinquante minutes pour me rendre, avec la musique, cela avait paru moins long. Ainsi donc, il était 19h50 et une dizaine de personnes, je ne les comptai pas vraiment, me fixaient avec grande appréhension. Il faut dire que la plupart semblait être des habitués de la place, placotant déjà entre eux avec un certain engouement. Tous sauf un. Lui, il était silencieux, même un peu en retrait par rapport aux autres qui semblaient tous être si proximaux.

D’un pas pantouflard, je me tirai une chaise et pris place dans l’un des trous du cercle. Les gens cessèrent de me regarder. Je n’étais déjà plus le centre d’attraction de ces gens. Il faut dire que je n’étais qu’un nouveau visage parmi tant d’autres. Il devait bien y en avoir eu quelques un, des petits curieux qui venaient scèner à ces réunions çà et là. L’animateur vint s’asseoir sur la chaise voisine de la mienne et se pencha vers mon oreille pour me demander mon nom, j’imagine pour rendre la rencontre plus amicale et chaleureuse. Je mentis. Je ne sais pas exactement pourquoi, je ne sais pas exactement ce que je voulais protéger, mais pour ce soir, je m’appelais Alexander. Je n’avais pas encore d’histoire, mais c’était mon nom. Heureusement, il ne demandait pas nos pièces d’identité.

Les uns après les autres, tous défilèrent pour raconter leur histoire éperdument triste. Souvent larmoyante, leur tour de parole respectif m’apportait un certain réconfort. Ce groupe avait l’effet que j’escomptais. Je me consolais dans le lyrisme de leur voix et la musicalité de leurs difficultés. D’une certaine manière, leurs chimères me rendaient heureux et pansait mon âme nostalgique. Si certains semblaient affectés par les péripéties des uns, moi, je demeurais de marbre. Silencieux. J’observais, j’écoutais. Je ne parlais pas. Je ne montrais pas une once d’empathie, après tout, j’étais venu ici par pur égoïsme, pratiquement pour rire de ces histoires si sensibles, pour me divertir. Je me souviens d’un seul monologue qui m’inspira, celui de Clyde, même s’il n’en était pas tellement un. Il fut court, trop court. Froid. Complètement dénudé de drame et de tragédie. Cet homme n’était pas venu se montrer misérable, je crois qu’il faisait un peu comme moi en fait… il venait écouter les gens. Quand il parla, je montrai un certain sourire en coin. Il venait de me faire rire, de par son cynisme. Puis ce fut mon tour. Je me ressaisi rapidement puis me levai. J’omis volontairement de dire mon nom. Ce chœur de salutations me dégoutait et pas qu’un peu, si je pouvais l’éviter, je le ferais volontiers. Je pris une grande inspiration puis récitai ce texte que j’avais lu et relu.

« Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un message de l’asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier. L’asile est à quatre-vingt kilomètres. Je prendrai l’autobus à deux heures et j’arriverai dans l’après-midi. Ainsi, je pourrai veiller et je rentrerai demain soir. Je n’ai pris que deux jours de congé. Mon patron ne pouvait pas les refuser vu cette excuse. Au fond, je n’y vais que par respect. Car elle m’a engendré. Maman est morte et j’ai envie d’être absent sous prétexte que j’avais un afflux de travail immense. Mais ce n’est pas vrai. On ne ment pas, pas à une morte. Enfin, j’imagine. Mes collègues m’ont serré la main, j’ai un peu ri dans ma barbe. Ils sont si hypocrites. « Sa mère est morte, il faut qu’on l’accompagne. » Ces cancres ne me parlent jamais normalement. Papa ne sera sûrement pas là. Il n’a pas pu prendre congé et ne s’entend plus très bien avec Maman, du moins c’était le cas quand je les ai vus la dernière fois il y a cinq ans.. J’aurais beau lui dire qu’elle est morte, il sait qu’elle et moi ça n’a jamais été le grand amour. Il ne fera preuve d’aucune compassion. Maman est morte aujourd’hui… ou hier… Je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas demandé, j’étais encore trop triste du décès de mon chat il y a cent-vingt-sept jours… »

J’aurais pu continuer longtemps cette adaptation de l’introduction du roman « l’Étranger » d’Albert Camus récitée sur un ton si neutre, mais j’allais décrocher de mon rôle. J’allais pouffer de rire si je continuais de dire ces phrases en soutenant leur regard. Je regagnai donc le fond de ma chaise et penchai la tête vers l’avant pour la rattraper avec mes mains. Mes épaules tremblaient. Cela donnait l’impression que je pleurais, enfin, c’est ce que j’imagine puisque mon voisin de gauche et l’animateur posèrent chacun leur main sur mon épaule, mais en fait, je riais. D’un rire étouffé, complètement muet, mais je ricanais tout de même. À la vue des tronches qu’ils tiraient, le contraire aurait été difficile à faire. Je concluais la réunion ainsi, sur ces mots. Tout le monde se releva et passa une main dans mon dos. Enfin, je ne comptai pas vraiment le nombre de caresses, mais il y en eut plusieurs, j’imaginai donc que ce fut tout le monde. Je restai assis jusqu’à ce que la salle soit vide. Moqueur, je me relevai enfin et rangeai ma chaise. D’un pas calme et apaisé, je sortis.

Je crois que le calme de ce lieu me faisait du bien, je m’adossai au mur et regardai un peu le paysage. Jusqu’à remarquer cette silhouette, non loin, qui fumait une cigarette en scrutant la rue. Je ne pus m’empêcher de m’intéresser à lui. De toutes les interventions, il tint ma favorite. Brève et précise. J’aimais bien ces gens qui ne perdaient pas de temps et qui ne se faisaient pas prier. Ils avaient toute mon admiration. Je respirais bien mieux que tout à l’heure chez moi. Je me sentais bien mieux… mais je crois qu’une conversation de plus ne me ferait pas de tort. Je ne bougeai pas, je ne fis que tourner la tête vers lui.

« Belle soirée non ? De quoi se rendre compte que nous ne sommes pas si misérables… non ? »

J’avais dit ces mots sur un ton presque hautain, détaché de n’importe quelle tristesse et loin de l’étouffement dû à une récente crise de larmes. Je semblais même plutôt de bonne humeur et habité de plusieurs émotions, contrairement à ce que proposait mon discours stoïque de tout à l’heure. Je ne posais pas ces questions avec mépris, mais plus avec intérêt pour ce que cet homme venait faire dans ce groupe de discussions s’il n’avait pas vraiment besoin d’extérioriser ses émotions et ses histoires. Il devait bien cacher quelque chose et mon instinct me disait que cet homme, un peu comme je l’avais fait ce soir, prônait cette philosophie allemande du « Schadenfreude », le bonheur, presque euphorique, que l’on ressent face aux malheurs des autres. Quelle belle philosophie égocentrique et nihiliste c’était, mais néanmoins l’une de celles que je voyais comme terre à terre et tangible par rapport à d’autres beaucoup plus oniriques.


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Sam 26 Mai - 13:15
Un point commun universel que certains n'ont pas eu

PIERCE Emmerick B.& OZUBON Clyde

 La fin d’une cigarette à terre et un pied l’écrasa. Clyde venait à l’instant de finir sa cigarette mais cela ne l’empêcha pas dans sortir une nouvelle de son paquet, toujours perdu dans ses pensées  à regarder les voitures passer, il pensait. Il pensait au groupe dans lequel il venait de sortir, aux personnes qui venaient de parler et aux voitures qui passaient sous ses yeux. Il était en pleine séance de Yoga, il était au summum de sa détente.

Il remarqua assez rapidement que quelques groupes se formèrent non loin de lui et un homme lui fit signe de la main pour qu’il vienne. Devait-il les rejoindre ? Il en avait déjà assez pour aujourd’hui, de toute façon il allait finir un jour ou l’autre par revenir dans ce genre de groupe de parole. Ça serait hypocrite de sa part s’il restait avec eux et de sourire bêtement, bien que cela ne le dérangeait pas en général mais certaine personne ne méritait pas de la subir puis peut-être que toute la magie de ce groupe était le faite qu’ils ne connaissaient pas et peut-être que perdre cette petite portion d’anonymat sur tous ces gens rendrait ce groupe aussi amer qu’un groupe sur internet. Poliment il refusa de sa main libre et l’abaissa après quelques secondes d’échange de regard.

Il abaissa sa tête vers sa cigarette qui était coincée entre sons indexe et son majeur. Une seule personne l’avait marqué,  ce jeune homme, qui avait récité son discours comme si c’était son dernier, convaincant, à se demander s’il ne l’avait pas écrit avant de venir. À la fin de celui-ci il pleurait, ou… riait ? Bien que Clyde n’eût pas la culture pour reconnaitre un livre, il savait reconnaitre de la véritable tristesse. Et ceci n’en était pas une mais il ne savait pas ce que c’était. Il avait néanmoins fait partie de ces personnes qui lui firent une petite tape sur le dos.

Soyons respectueux avant tout, non ?


La vie faisait bien les choses, au même moment une voix toute proche de Clyde vint s’adresser à lui. Il détourna la tête vers celle-ci et c’était ce garçon à qui il venait de penser à l’instant. Il suffisait de demander. Suite à sa question, Clyde se demanda si cette fameuse hypocrisie dont il venait de s’interdire ne ressortait pas sur ce jeune homme, mais ne jugeons pas un livre à sa couverture et autant répondre normalement vu que Clyde ne se sentait pas forcément toucher par les actions ou les propos du garçon qui avait les  mêmes cheveux que lui.

- Belle soirée oui. Mais se rendre que nous ne sommes pas si misérable ? Cela dépend de quel point de vue nous prenons.

Il répondit au garçon comme il répondit à la meneuse de la conversation, d’une manière ferme mais non agressive même si cela peut porter à confusion.
Ce groupe au final était une sorte de drogue, une sorte d’addiction qui allait s’installer, pour essayer de s’auto persuader qu’il y a pire que soi, qu’il y a toujours plus bas.

-Tu ne peux pas dire à dire à un dépressif qu’un gramme d’amphétamine le rendra heureux tout sa vie. Il faudra un jour ou l’autre qu’il en reprenne.  

C’était imagé mais il voyait ça comme ceci. L’effet de cette drogue durait bien plus longtemps, quelques jours voir quelques semaines pas plus pour Clyde, et dont le seul effet secondaire était de revenir en espérant qu’un jour, l’effet recherché, cette sensation de bienêtre, restera jusqu’à la fin. Cette dépendance, Clyde en avait déjà fait les frais et en revenant à un endroit tel quelle, cette dépendance allait être de retour. IL en savait quelque chose. Cette belle soirée n’allait pas durer plus longtemps qu’une balade en ville.

Dans son costume de  barman tout froissé, il amena sa main vers sa bouche et de son autre main il sortit un briquet pour y allumer sa cigarette. Il inspira. Bloqua sa respiration. Relâcha son bras dans le vide en faisant attention de ne pas bruler son pantalon ou celui de son confrère

- Jolie prestation tout à l’heure.  

Ajouta-t-il en montrant le bâtiment d’un coup tête. Il expira le tout. Son discours était étonnant et incomplet, Clyde venait à l’instant de réaliser que ce jeune homme était peut-être comme lui, il était présent pour la même raison.Écouter était peut-être bien plus efficace que de parler. S’il était auprès lui à ce moment précis c’était qu’il y avait une raison, Clyde croit au destin mais pense que le changer n’était pas impossible, il faisait partie des gens qui pensaient que chaque rencontre avait son importance qu’elle avait quelque chose d’important… Ou pas, à apporter. Ce garçon, contrairement aux autres, il était la seule personne qui n’avait pas raconté sa vie mais il avait bien fait comprendre que sa mère était quelqu’un de très peu important pour lui que ce discours venait de lui ou d’un autre.

Qu’est-ce qu’elle lui avait fait ? Qu’est-ce qu’elle lui avait fait endurer ?

Clyde se questionna sur ce garçon qui se trouvait auprès de lui, réflexe humain, car c’était la réponse à ces questions qui le faisait se sentir bien. Des questions auxquelles il ne voulait pas spécialement de réponse plus qu’il en avait déjà assez entendu aujourd’hui.

Clyde rangea son briquet et sortit une nouvelle cigarette qu’il tendit à l’inconnu.

- T’en veux une ? Si tu n’aimes pas celle-là, j’ai des roulés. Saisis ta chance.

Les groupes qui c’étaient formés, commencèrent à partir il ne restait plus qu’eux  à côté du bâtiment. Éclairer par les voitures qui passaient.
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