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Coup de coeur

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- Alors qu'il exécutait son stage, un élève a été retrouvé carbonisé parmi les décombres. Bien que sous le choc, la police a continué à mener une enquête formelle sur les faits entourant l'équipe de leur maître de stage, Blazing Eye. (Event 2)
- Les malfaiteurs ont été arrêtés durant leurs assauts. Il s'agirait des non moins fameux M.Compress et de ce que les journaux ont nommé "le Démon souriant". (Event 2)
-
- Un club de football américain est en train de se former! On dit que des paris ont été formés sur différents joueurs! En bien comme en mal...
- On aurait vu deux silhouettes rôder près de U.A...L'une d'elle était monstrueuse! Un couvre-feu est imposé pourtant... (Août).
- Le dimanche, on déconseille d'entrer dans les parcs! Attention, les chiens mordent sans raison! (Rumeur d'août)
-Des étudiants auraient été aperçus près d'une boutique de figurines par un étudiant de U.A. On dit qu'ils sont en deuxième année et qu'ils se cacheraient depuis...sont-ils en couple? Qui sont les geeks?!

14 Heros | 36 Elèves | 12 Ligue des vilains | 10 Vilains | 05 Civils

Notre Histoire

Année 2045. 80% de la population a développé des pouvoirs surnaturels, surnommés Alter. Certains les utilisèrent pour semer le chaos, détruire ou réaliser des activités illégales.
D'autres, à l'inverse, utilisèrent leurs nouvelles capacités pour sauver la veuve et l'orphelin, rendant réel le métier autrefois fantasmé de Super-héros, qui devint, au fur et à mesure, une activité reconnue par l'état. C'est ainsi que des écoles se spécialisèrent dans l'éducation de nouveaux justiciers, prêts à affronter ceux bravant la loi : les vilains. La suite

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Prédéfinis


Les 1001 mensonges

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Lun 10 Sep - 19:08
Salutation staff et autre curieux, j'arrive plus à bosser sur cet prez, alors plutôt que qu'attendre 6 mois et jamais jouer avec ce perso, je la poste en l'état. Au pire dites vous que c'est un choix de narration osé pour rendre le personnage unique. Et qui sait j'apporterai des modification avant que le verdict ne tombe.



Nom et Prenom

 

Informations

Nom Complet :: Ca dépends du pays, Rick Larcin,  James Fermal, Robb Lochon, joseph Speedwagon, Anne-Sophie de Pompadour, Heinrich Flug, Paul Leblanc, Edgar Moneybag, Julia Vatslovick , Kyle Hide, Aladin El Sadahir, Mich Bond, … mais pour vous ça sera Kage Dorobo… oui voleur de l’ombre… oui je suis taquin…
Surnom :: J’en ai plein, That facking thief, Arsène Lutin, Abu, Loki, l’ombre, Sans/cent visage, Signor Zorro, la femme fatale, Bob, le tunnelier, Hell snatcher, l’insaisissable, All for him, Hermès, Némo  … Mais pour le moment on va se contenter de King of thieves, le public japonais est friand de cette étiquette.
Date de Naissance ::  Le 22 février 1997, toutefois,  un de ces trois nombres est faux.
Nationalité ::  Ca dépends de la carte d’identité, mais pour l’instant j’ai pris ma vraie nationalité, Ecossais-Japonais.
Groupe ::  Criminel
Alter ::  Tanuki
Avatar :: Sieur Boulay de phoenix wright

Derrière l'écran

Parles un peu de toi :: Nan mais les bon c’est Taka, l’égérie du fow, faites pas genre que vous avez oublié, je crée de l’art à mes heures perdues et j’aime les blagues. Oh et je vends un kayak, en parfait état de submersion.
Comment a-tu découvert le forum ::  J’ai oublié
Comment le trouve-tu ::  NUL
Tes disponibilités ::  J’ai pas de vie, donc bon.
A-tu lu le règlement, non
si oui la preuve ::
 Nedzu est une écrevisse ou un machin du genre, même que c’est un héro si Mochi lit ça.
Autre ::  Vous connaissez l’histoire du con qui dit non ?
Les trois en un


Connaissez-vous la différence entre amoral et immoral ? C’est sans doute le premier speech que m’avait fait un psy à l’époque. Pour faire court, une personne immorale, connait la morale mais décide de ne pas la respecter. Une personne amorale est dénuée de toute morale. Et bien laissez moi vous dire que c’est de la pure connerie. La morale, ça n’existe pas vraiment, du moins la morale pure, brute, l’essence philosophique n’existe pas. Il suffit de bourlinguer pour le comprendre, ce qui est moral pour certains, ne le sera pas pour d’autres. Car voyiez-vous, le mal est relatif. On ne peut pas lui mettre une jolie étiquette pas plus qu’on ne peut lui enfiler une balle de calibre 45. Le mal dépend juste de la direction vers laquelle est pointé le doigt grassouillet de la conscience populaire. Voler une banque c’est mal, par contre voler un patron de la drogue, c’est bien ! Surtout si on le fait disparaitre par la même occasion ou qu’on lui organise un procès dans lequel il sera perdant quoi qu’il arrive. Le vol n’est donc ni bien ou mal en nature, c’est juste une forme d’appropriation comme une autre. Le premier prêcheur de morale venu pourrait me traiter de « sophiste qui cherche à se justifier ». Il va sans dire qu’il rentrera chez lui sans sa veste ni ses baskets. Alors certes, même la pire des raclures se sent mal quand il ne sait incapable de se justifier. Mais quelle autre justification est nécessaire quand on poursuit égoïstement ses intérêts personnels ? aucune. Car voyez-vous, un criminel, un vrai, un professionnel de la profession de la cambriole. Il n’a pas de code moral ou d’honneur, il ne se pose pas de question d’éthique, sinon celle liée à son mode de vie. Tout ce qui l’importe, c’est comment faire son travail bien. Alors ce qui est moral pour un voleur, c’est juste d’être le meilleur. Et si il y a bien un domaine dans lequel j’excelle, c’est la tromperie.

Je regarde une dernières fois mon reflet dans le miroir, alors certes, j’ai raffiné mon véritable aspect pour être le plus insignifiant possible, mais j’aurai quand même apprécié un peu mieux vieillir… Mais bon, des grosses lunettes en toc, un nez pâteux, une bouche molle et une expression d’humble servitude constante suffisent à vous donner une présomption d’innocence parfaite. Je glisse deux tubes d’ouates dans ma poche, ça pourrait servir. Alors, j’enfile mon masque, je ne suis plus Kage Dorobo, concierge à mi-temps à l’UA et à mi-temps chauffeur du plus prestigieux hôtel de la ville. Les faussaires font des merveilles ces temps-ci, il suffit de glisser quelques billets aux bonnes personnes et vous aurez une nouvelle identité sur mesure pour vos besoins.
A présent je suis King of Thieves, K.O.T pour les intimes, il est trop tôt pour dévoiler mon jeu alors autant se faire passer pour un voleur au nom ringard. King a dans les quarante ans, quelques rides mais surtout un charisme envoutant. Une barbe parfaitement taillée, une tignasse portée avec indolence, et une tenue de mafieux de vieux films. La couverture parfaite pour le casse de ce soir, en somme. On reprend les vieilles formules, une petite équipe de gens de qualité qui s’emparent de biens en toute subtilité. Paré, je sors du motel minable qui me servait de planque et me rend à pied à la banque. Une petite banque, presque familiale, la cible parfaite pour se mettre en jambe. Bien sûr, c’est plus pour se faire des relations et une réputation que je m’y attelle, ce ne sont pas quelques misérables liasses de billets et des actes de naissances qui vont m’intéresser. Néanmoins, ça me permettra de mettre mes associés à l’épreuve sans prendre trop de risques. On se retrouve alors dans une ruelle à proximité. Le premier, un jeunot qui grâce à son alter peut prendre possession de tout réseau électronique. Le second, un trentenaire musclé capable de couper tout bruit dans une certaine zone autour de lui. Pour faire professionnel, on a tous pris un alias, Lecteur pour l’un et Clyde pour l’autre. Bien entendu, ils pensent que mon alter consiste à assommer les gardes. En vrai, je me suis juste infiltré la semaine passée pour apprendre leur habitude et savoir quelle cafetière remplir de chloroforme, mais ça ils n’ont pas à le savoir. Il doit bien nous rester une heure à attendre.

-Sinon patron, ça fait combien de temps que vous êtes dans le domaine.
-Pas mal de temps.
-Bah vous voyez avec Clyde on se pose des questions, votre plan est trop parfait et on a jamais entendu parler de vous.
-J’ai l’impression que tu veux plus me connaitre mon cher lecteur !
-Oui vous me semblez tellement formidable.
-Pour tenter de me flatter comme ça, t’es soit courageux soit consanguin, mon brave lecteur.
-C’est surtout qu’un gars qui apparait de nulle part et possède un plan prétendument parfait… pas qu’on vous fait pas confiance patron, mais on aimerait savoir à qui on a affaire.
-Bah… vous en avez surement jamais entendu parler, mais je fais partie d’une bande, « Némo » qu’on s’appelle et on cherche des nouveaux.
-Quoi ? Le Némo ? C’était pas une seule personne ?
-Ah ah nan, nous sommes plusieurs bien sûr.
-Vous y êtes rentré comment ?

Avant de rentrer dans le vif du sujet, faut que vous sachiez qu’on ne rentre pas dans notre petit groupe comme ça. Pas plus qu’on ne devient criminel, juste par pure malice. Dans mon cas, dés le berceau j’étais promis aux délits. Ma famille a toujours vécu en marge de la loi, sans jamais passer la frontière, on vivait dans un flou juridique. Mon paternel était l’un des pires salopards que je n’ai jamais connus, à part les esclavagistes, y’a pas pire qu’un bon criminel en col blanc. Et encore, j’ai connu des esclavagistes très humains ! Quand on a pour parents des gens capable, de détourner les fonds d’un orphelinat, de réduire des gens en quasi-esclavages par les dettes et en détruisant des vies justes pour un argent volatile, on ne peut pas devenir quelqu’un de bien. Alors comme j’étais brillant et bon en sport, je n’ai eu aucun problème à devenir inspecteur. J’étais même le plus jeune de ma promotion. Bien sûr, je ne le faisais pas par grandeur d’âme ou pour quelques injections d’adrénalines. Je le faisais pour moi, j’avais créé un groupe d’honnêtes criminel sur le côté, il me fallait bien un gagne-pain. Alors quoi de mieux pour savoir comment fonctionne la police que d’y travailler. C’est d’ailleurs la méthode la plus facile pour voler une arme à feu.

-Vous avez volé une arme aux flics, sérieux ? C’est pas hyper protégé et surveillé ?
-Bah vous savez comment en général, un flic n’utilise son arme qu’une ou deux fois sur sa carrière, et ce nombre diminue dés qu’on monte en grade. Alors j’ai simplement échangé l’arme de mon collègue avec une réplique et comme il ne la voyait que comme un gri-gri d’intimidation, il n’y a vu que du feu.
-Vous pourriez me trouver un flingue ?
-Je pense pas non… t’en a pas besoin.
-Et vous bien ?
-T’es un hackeur fiston, ton job c’est de jouer avec les pcs. Moi je suis un voleur, et même si je préfère éviter il m’arrive de voler des vies.
-Mais je serai avec vous sur le terrain, j’veux pouvoir buter des flics pour sauver ma peau !
-Tuer c’est mal gamin, alors n’alourdit ni ta conscience ni ton casier, c’est mieux de ne jamais commencer.
-C’était quand votre première fois ?
-Avec ta mère !
-Clyde voyons, un peu de retenue ! Pis bon vu mon âge c’est pas impossible !


J’allais y arriver, j’étais donc devenu flic. Alors le premier truc que j’ai fait, c’est monter un dossier en falsifiant quelques informations pour foutre mon paternel au frais. J’étais le gars tellement dévoué à la justice que j’avais envoyé mon propre père en prison, il n’en faut pas moins pour devenir un héros. Et ce qui est bien avec les héros, c’est que personne ne doute de nous. Alors j’en ai profité pour m’occuper d’une affaire ; mettre fin à un réseau criminel qui volait des peintures avant d’en vendre des copies jugées authentiques… Et pour parfaire mon tableau de flic parfait, je me suis porté volontaire pour infiltrer la bande, à mes risques et périls. Bon, en vrai, je risquais pas grande chose, vu que j’étais le chef de la bande. Tout se passait bien jusqu’à ce jour fatidique. J’avais la vingtaine à l’époque et c’était un soir d’été, en plein festival des grands feux à Kyoto. La soirée était bien avancée. Les kanjis incandescents illuminaient la montagne. Les organisateurs avaient demandé à un jeune héros de s’occuper des feux et ceux-ci brillaient d’une teinte irisée, c’était sublime. On était allongée sur l’herbe de la berge du fleuve Kamo-Gawa. Le souvenir est encore vivace aujourd’hui, il me suffit presque d’y penser pour être transporter à une autre époque.

-Alors vieux t’as pensé à ce que je t’ai dit ?

Je roule sur le flanc et offre un grand sourire à mon partenaire, Shin. Un gars d’un naturel rieur et dont l’accent d’Osaka sublime à la perfection son coté grotesque. Le genre de génie peinard qui peut se permettre d’avoir une crinière orange et de se trimbaler en kimono toute l’année sans que la hiérarchie n’ose critiquer. Au début j’avais trouvé le gus exaspérant, trop parfait même, mais finalement c’était un bon gars. Un gars trop bien sans doute, je ne mérite pas ce genre de compagnie, mon sang a été terni par les exactions des mes géniteurs.

-Alors, c’est oui c’est ça ? Vu ta gueule, t’en a besoin.
-Elle à quoi ma gueule ?
-T’as la gueule d’un mec isolé et qui semble n’avoir rien dans la vie à part son taff.
-J’ai d’autres trucs !
-Ah ouai ? Tu t’es fait renier par ta famille, tu vis dans un appart de 3m², t’es le premier à arriver et à partir du bureau.
-Bah j’ai des potes !
-Mon cul mec !
-J’ai des… collègues ?
-A ce rythme dans 10 ans tu vas devenir un vieux flic aigri comme le chef.
-J’ai de la marge !
-Peut être… mais ouais, viens à Osaka avec moi pour les vacances, j’ai quelques potes qui craquent sur l’uniforme et franchement elles sont bonnes ! et on ira pécher, l’air marin te feras du bien.
-Pourquoi tu te les tapes pas alors ?
-C’est p’tet arrivé une fois ou l’autre, mais le dis pas à ma femme hein ! Elle va me défoncer sinon, elle va liguer la gamine contre moi et tout !

J’pars d’un grand éclat de rire et m’étale sur le dos.

-C’est d’accord vieux !
-Ca va faire plaisir à Myo’ d’avoir son parrain pour une semaine.

Une musique de vieux sentai trouble le silence et mon coéquipier se relève, Gsm à la main. Il passe rapidement en haut-parleur, le chef nous demande de nous bouger le cul avec son tact habituel. Manifestement, on a repéré notre cible aux abords des quais. Alors on me demande de m’approcher sous ma couverture avec mon équipier pour me couvrir.

-Sûrement une fausse alerte mec, la dernière fois que je leur ai causé ils voulaient se mettre une mine dans leur planque.
-Elle est peut-être sur les quais leur planque.
-Ils me font pas encore assez confiance pour savoir ça…
-Bon change toi, les ordres sont les ordres.

Je le rejoins quelques minutes plus tard, je me trimballe toujours avec une mallette dans laquelle j’entasse mes déguisements. Pour mon infiltration, j’avais décidé de me donner un look de Yankee, avec un faux tatouage Yak’ sur le dos. Bien entendu, mon alter avait été falsifié, il consistait officiellement uniquement à pigmenter ma peau, ma triple couverture était donc parfaite.
Je me donne un dernier coup de bombe « jaune or royal » sur les cheveux et quitte les toilettes publiques pour rejoindre mon partenaire qui savourait des dango. Comme à l’accoutumée, il se fout de ma dégaine et on se met en route vers les docks. A l’époque, ils n’avaient pas été rasés, c’était des vieilles installations qui avaient été fermées par le gouvernement pour des raisons de sécurités. Donc forcément, c’était devenu  le coin de rassemblement des petites frappes. La question était de savoir pourquoi ils se trouvaient là. On utilise des pagers pour nous transmettre des infos, c’est la méthode la plus efficace pour ne pas avoir nos communications interceptées. Et bien entendu, il reste muet. Donc pas la moindre idée de ce qu’ils foutent là. Du moins, si l’information est vérifiée. On se sépare et il disparait derrière une caisse. Jusqu’ici je me suis débrouillé pour que la police ne trouve aucune preuve suffisante pour lancer une opération, pour l’instant. Je me glisse entre les ombres et trouve la petite bande attroupée autour d’un braséro. Le groupe n’avait que quatre membres réels, ou du moins 4 cerveaux, on utilisait bien quelques petites mains, mais c’était plus des stagiaires que des membres. A ma gauche, Bleu, un immigré chinois, notre faussaire, il sait créer une copie parfaite d’absolument tout, à ma gauche, Rouge, les muscles, un homme lézard baraqué qui réglait le compte des menaces. Et enfin, Vert, une commerciale véreuse qui écoulait nos marchandises. Quelques secondes passent, ils ne savent pas comment réagir, ils sont face à leur chef sous les traits d’un infiltré.

-Belle soirée hein ?
-Un peu frais…

Dites les gars… un braséro ? en été ? je crève de chaud sous mon masque et ils ont froid ? Si je produisais pas vingt litres de sueur à l’heure, j’aurais sans doute senti un frisson me parcourir l’échine.

-J’suis surpris, j’cherchais une pute et j’tombe sur mes patrons. Qu’est c’vous foutez la ?

Ils se regardent.

-On se fait un barbuc’… la y’a Blanc qui doit se ramener avec la bouffe.

Ah oui merde… Je me disais bien que j’avais oublié un truc…

-Ah… je vais l’attendre aussi alors…
-Ah oui… très bonne idée !
-Ou alors tu le remplaces et t’auras une plus grosse part du butin.
-Et oublie pas que je suis allergique au poulet !
-Nan mais t’inquiètes, j’ai pas oublié ça.

Bon j’ai pas le choix, je pourrai justifier ça auprès de mon pote que c’était une « obligation » et ainsi éviter de lui donner des preuves. Je me mets alors en route et étendant un cliquetis caractéristique, je dégaine mon arme et fait volteface. Il est face à moi, les sourcils froncés, les cheveux tirés en arrière son arme de service au poing. Je baisse légèrement mon flingue, mais pas trop, il a quand même fait sauter la sécurité.

-J’voulais pas le croire, mais je savais que y’avait un truc pas clair.
-De quoi tu causes ?
-Je pensais que t’avais jamais rencontré la fille… comment tu peux savoir pour le poulet.
-J’pense que tu confonds les couleurs et les personnes.

Sa main droite quitte son arme et s’enfonce dans sa poche pour en sortir un post-it de sa poche.
Merde.
-Et comme par hasard t’avais une liste de course pour un barbuc’ dans ta poche…

Je fais un pas vers lui.

-Mais nan, c’est un vieux truc ça !
-T’approches pas !

Je fais un pas de plus, son index se contracte sur la gâchette inutile de son arme factice, une fois, deux fois, trois fois.

-T’as essayé de me buter ! J’pensais qu’on était pote !

Il lâche son arme et me fonce dessus en entourant ses mains d’un halo électrique.
je tire.

-Voilà patron c’est l’heure
-Et bien allons-y !

Je me redresse en faisant craquer mon dos. Et on arrive à la porte arrière, en quelques seconde la question est réglée, le digicode est craqué et l’intégralité du réseau électronique entre nos mains.

-Vous vous souvenez de ce que je vous ai dit boss ?
-Oui, je dois te causer et dire des choses intéressantes pour que tu puisses continuer à faire fonctionner ton alter, je sais… Clyde, tu contrôles toujours l’isolation sonore ?
-Oui chef, mais mon corps doit rester actif.
-Pour ça que t’as une pioche !
-Je comprend pas trop le coup de la pioche…
-C’est le plan parfait, tu fais de l’exercice, personne n’entend le son et demain les flics trouveront des murs abattus à la pioche avec personne qui n’a rien entendu ou remarqué, personne ne saura si nous sommes des bourrins chanceux ou des pros suffisamment subtils pour utiliser la manière forte.

On parcoure quelques couloirs non sans croiser un garde en train de dormir assis sur un tabouret, il dort tellement bien qu’une bulle de salive gonfle au rythme de ses respirations. On le dépasse et arrive au premier mur à abattre.

-Et ça c’est fini comment ?
-Quoi ça ?
-Avec le flic là ?
-On a fabriqué des preuves pour faire croire que mon partenaire était le fameux chef de bande, on a ensuite laissé la police capturer nos sbires et on a laissé la fille se faire capturer avec une capsule de cyanure dans le ventre lui faisant croire que c’était une balise pour qu’elle s’échappe. L’affaire s’est finie sur un demi-fiasco, et j’ai été autant promu que remercié en étant transféré à Interpol.
-Vous êtes vraiment sans pitié.
-On ne fait pas de sentiments dans le métier.
-Il s’est passé quoi à Interpol ?
-Pas grand-chose.
-Dommage.
-Par contre, c’est à cette période que j’ai participé à l’un des plus tour de passe-passe de l’histoire.

Holmes et Moriarty, Sholmes et Lupin, Gagdet et M, comme eux j’étais pris dans un ballet éternel avec mon alter-égo. J’étais le shérif et le renégat en charge de ma propre arrestation. Ce qui était à moitié vrai. A cette époque, j’avais attiré l’attention des criminels les plus renommés avec mes tours pendables. Si bien, qu’après quelques années des cambriolages et de magouilles en tout genre. Un nouveau crime fut rajouté à mon casier, casse dont je ne vis jamais la couleur de l’argent. Mon identité avait été usurpé, ou alors un type s’était dis que c’était une bonne idée de mettre l’un de ses méfaits sur le dos d’une étoile montante. C’était presque une première pour la première fois depuis des années, je ne poursuivais pas mon ombre, j’avais un vrai canaille à attraper. Sans le savoir, le mec me rendait un grand service, mes supérieurs étaient pas des plus satisfait de mes performances. A présent j’avais la possibilité de me capturer pour de vrai.
Après quelques mois d’enquête, j’avais découvert l’identité du gars en question. Un gars avec qui j’avais bossé par le passé, un faussaire chinois. Je l’ai buté sur une falaise, en l’ayant déguisé mon identité de voleur, je me suis libéré de l’enquête et j’ai démissionné pour recommencer la même chose ailleurs.

-Wow, c’était rapide cette histoire.
-Oui j’en ai un peu marre de me présenter en fait.
-Ah je vois, dites vous avez jamais pensé à prendre votre retraite ?

Un autre mur tombe.

C’était quoi y’a cinq ans ? cinq longues années… a l’époque j’étais Mich’ Bond, un commercial japonais qui avait fait fortune dans les finance et qui avait décidé de finir sa vie dans le pays natal de son paternel. Ce qui n’était pas totalement faux. La bourgade répondait au doux nom de Munlochy, petit village paisible de vieux pour les profanes, planque pour les criminels retraités pour les autres. La quarantaine, un âge vénérable pour se retirer. J’avais un petit manoir face à la cote dans lequel j’avais entassé la plupart de mes trophées. Les locaux l’appelaient le manoir Bond, certains m’appelaient même « Commander ». J’avais d’ailleurs poussé le vice jusqu’à troquer mon arme fétiche contre un Wahlter PPK. Une période agréable, une période de paix, pas de responsabilités, pas de traques, pas d’affrontements. En fait être en  paix, c’est comme la mort en mieux, vu que t’es pas crevé. C’était une soirée d’octobre, froide, pluvieuse, grise mais calme. Le brouillard s’était installé tirant hermétiquement les rideaux du monde. Les rares silhouettes blafardes que je croisais avançaient la tête rentrée dans les épaules. Les jours pourris comme ça, rongé par la morosité, je les utilisais pour m’oublier auprès d’une bouteille. J’essayais résolument d’allumer ma clope détrempée, le crissement de mon zippo, le chant de mes bottes qui cognent sur le pavé humide et mes grognements d’exaspération m’accompagnaient jusqu’au pub. Ce jour-là, je m’en souviens comme si c’était hier.
Je me vois pousser le lourd battant en bois et envahi par une chaleur étouffante et la mélodie des verres qu’on écluse, j’hésite un instant à retourner dans le brouillard, mais j’attend quelqu’un. Je me glisse entre les convives, surtout cette bande de jeunes venu fêter les  21 ans de leur chère Miranda. Je m’échoue sur le bar, j’ai mon tabouret et la plupart des gens le savent. Lloyd, le barman barbu auquel il ne manque que le kilt pour devenir l’égérie d’une marque de scotch s’approche.

-Martini, Shaken not stirren sir Bond?
-Pas encore l’ami, donne-moi une bière mais pas la pisse que tu sers aux gamins. (D’un anglais d’Inverness parfait).
-Les gamins vous payent votre premier verre.

Je le congédie d’un grognement et plonge mes yeux dans la pinte ambrée. Mich’ est un homme taciturne mais respecté, et les paris vont bon train dans le patelin. Est-il un fan des livres, des films ou l’authentique agent secret venu prendre sa retraite. Un peu des  trois je leur répondrais. Ah ce Mich, je me souviens avoir peaufiné son apparence sur le tanker qui m’avait accueilli pour la traversée. Mich’, je disais, est un homme trapu, il jouait au rugby plus jeune. Il possède une barbe poivre sel bien fournie, il couvre toujours sa tête chauve d’un bonnet de marin. Il a un style rustique, en fin de compte, un gars le cul entre deux chaises qui ne sait pas se décider entre le style du lord anglais et du marin cliché. Je trempe mes lèvres dans le houblon et m’envoie deux solides gorgées de ce nectar.

-Tu n’attend plus les camarades, tovarish ?

Je toise quelque secondes le russe qui parle d’un anglais à couper à la scie sauteuse. Un ancien assassin de la mafia reconvertit en pécheur. Un partenaire du crime que j’avais rencontré à Kiev. Il a pas une tronche de pécheur le bougre, une gueule de pirate ou de baleinier à la limite, grand, imposant, le crâne chauve et un regard bleu glace sous des sourcils broussailleux.  Un homme pas vraiment bien, pas vraiment mauvais. On devient rarement tueur par vocation, ce n’est que la finalité d’une série de choix stupides. Et le poids de ces années gâchées et de ces vies gaspillées était aussi visible sur lui que le boulet d’un prisonnier. Un compagnon d’infortune parfait pour un ruffian à la dérive, en somme. Dans le coin on appelait notre petit couple, les cormorans, mais on a jamais pigé pourquoi.

-C’est toi qui es en retard Makarovitch. (D’un russe exceptionnel).
-Quand cesseras-tu de violer ma langue, vieux frère ?
-Quand ton anglais ressemblera moins à du finnois.

Je libère le tabouret de mon écharpe invite l’homme à s’assoir. Je fronce le nez, il sent la poudre.

-Qu’est-ce que tu bois ?
-Je ne bois pas, je pars.
-Tu viens d’arriver…
-Pas du bar, du pays, je suis venu te prévenir et dire adieu.
-Ta femme t’as lâché ?
-Nan, elle pense que je suis juste venu boire.
-Merde vieux….

Lloyd revient, le russe demande un soft, je me prends un dissolvant bien concentré.

-Ils m’ont retrouvé…
-t’es sûr ?
-Ils m’ont proposé un marché, je te zigouille, trouve ton magot et je serai libre…

Je fais mine de chercher un truc dans la poche de mon blazer et me doigts s’enroulent autour de la crosse de ma pétoire. Le russe fait mine de ne pas remarquer et joue, l’air négligent, avec un sous-verre.

-…Mais j’ai dessoudé leur messager. Pas pour toi, pour moi, si j’accepte ça va recommencer et je voulais laisser ça derrière moi.
-Donc ils savent aussi pour moi…

Il reste silencieux, finalement il vide mon verre.

-Ta femme… elle est avec la triade, faut aussi que je la dessoude avant qu’elle mette la main sur le magot.

Je ne réponds pas, j’ai pas de verre à vider ni de taffe à tirer. Il me tend une enveloppe en papier kraft sous le buffet. Cheveux ambrés, roux pour certains, yeux bleus carmins, fine, c’est bien elle. Je lui répondrais bien que c’est pas ma femme et qu’elle est en voyage, mais ça changerait rien.

-Tu vas la buter ?
-J’aimerai éviter…
-Tcha’ ça me regarde pas… la prochaine fois qu’on se verra ça sera en enfer.
-Nous sommes déjà en enfer frère.
-Epargne moi de ta théologie

Sur ces mots, il relève sa lourde carcasse et repart d’une démarche trainante. Je fixe mon verre vide, le barman me regarde d’un air circonspect. Je lui réponds d’un grand sourire et frotte ma barbe drue l’air gêné.

-Sa femme !
-Elle lui interdit de boire ?
-On le reverra plus avant longtemps malheureusement.
-Je lui amènerai une bouteille de temps à autre, c’est fâcheux de perdre un si bon client… mais les femmes, je connais ça.
-Toi Lloyd ? t’es marié ? j’tai jamais vu ailleurs que dans ton bar.
-Je l’ai été, une divine créature, ça a duré un an.
-Et c’était comment ?
-C’était long.

J’enfonce ma pogne dans ma poche et en ressors un billet, un gros billet.

-Tu veux combien de bouteille ?
-Ramène moi un fut quand t’auras le temps…
-A vos ordres Commander !

Je me lève et chaloupe jusqu’à la porte d’entrée, plus à cause du choc des révélations que de l’alcool. Manifestement, je vais devoir dégager, autant laisser un bon pourboire au meilleur barman du périmètre. Ce soir, il perd deux piliers de bars. Adieu Lloyd, adieu paix, bonjour passé. Je traverse les rues d’un pas rapide. Les lèvres crispées sur ma clope je mâche plus le tabac que je ne le fume. Une vie calme sans autres menaces que la cirrhose et des chaussettes trempées, c’est reposant, mais c’est tout. Je ne sais pas si je regretterai cette paix éphémère, mais je sais que les crapules comme moi ne méritent pas la paix.

J’arrive chez moi, une faible lumière perce entre les rideaux du salon. Ainsi elle est rentrée de voyage, j’hésite un instant à faire demi-tour et à filer à l’anglaise, mais quitte à redevenir un fugitif, autant l’être riche. D’un geste fluide je dégaine ma pétoire et me glisse sans bruit par la porte du jardin. Mich’ ne marche jamais sans bruit, il est pesant et il a une jambe raide, mais Mich’ meurt ce soir, bordel que ça fait du bien de marcher normalement.
Elle est la lascivement lovée dans un fauteuil, un verre de vin à la main, une liseuse dans l’autre. Je fais sauter la sécurité, elle lève les yeux étonnés avant de prendre une expression plus douce.

-Tu veux jouer au policier et au voleur ?
-Je sais…
-tu sais ?

Je presse la détente et pendant quelques secondes seul le tintement de la douille et du verre troublent le silence. Ça faisait longtemps que je ne m’étais plus servi d’une arme, ni le bruit, ni l’odeur ne m’ont manquées. Lentement, elle repose un risible morceau de verre sur la table.

-Tu viens de gaspiller du très bon vin…
-Casses toi, la prochaine ne sera pas un avertissement.

Elle sourit.

-Voyons, je sais que tu n’es pas un tueur mon brave Némo. Tout comme je sais que les 3 prochaines balles sont à blanc. Tu n’es que bluff.

Némo, voilà un nom que j’avais plus entendu depuis longtemps. « Personne », le surnom qui m’avait été donné après que les fragments de mes diverses identités avaient été mis ensemble.

-Je me suis ramolli… l’amour rend stupide…
-Et oui ! tu t’es fait rouler, et tu n’as jamais été capable de tuer, tu as fait ton temps vieil homme.
-Les cadavres laissent des traces…
-Ton ami est mort et tu vas le rejoindre, sois un amour, dis-moi où est l’argent et ce sera sans douleur.

Je presse la détente, la balle percute son front et elle retombe en avant comme une poupée désarticulée.

-Désolé ma puce, la seconde balle est en caoutchouc. Dors bien !

Me rouler moi ? Peut-être un peu d’accord, mais je suppose qu’elle ne s’attendait pas à ce que je presse la détente, ou alors elle était persuadée qu’elle ne risquait rien. On ne roule pas un vieux renard si facilement. Bien entendu, j’aurai très bien pu la tuer, ce n’est pas un signe de faiblesse de ne pas refroidir les dangers. Je n’ai absolument aucune attache avec elle et peut la jeter facilement. D’ailleurs c’est moi qui ai rompu !
Il ne me reste plus qu’a répéter cette phrase comme une prière et elle deviendra la vérité. C’est la méthode la plus efficace que j’ai trouvé pour ne pas être rongé par mes remords. Se mentir à soi même est la méthode la plus simple pour ne pas voir la vérité en face, après tout. Bon ce n’est pas tout ça, j’ai un magot a empaqueté et la poudre d’escampette à prendre. Ma barraque est isolée, mais les coups de feu se sont peut-être fait entendre, je n’ai pas le temps de jouer les sentimentaux, non, vraiment pas. Cette pression au creux de ma poitrine, ce n’est qu’est que l’alcool qui passe mal.
Manifestement la légende  a dépassé l’homme, mettre la main sur mon « magot » ? Ils me prennent pour Arsène Lupin ? Ils pensent que j’ai planqué les tonnes de billets que je portais dans mes poches dans une falaise pas loin ? Voyons, l’argent n’a aucune valeur, il n’est qu’une représentation de la valeur, à peine plus qu’un reflet. Les seules choses qui comptent en ce bas monde ce sont l’or, les diamants et ce qui est unique. Je traverse les couloirs de ma demeure et arrivé dans mon bureau, je m’empare d’un vieux livre à la couverture en cuir « Moby Dick ». A l’intérieure, pas de vieilles pages jaunes, juste des bons à porteur accompagné de gants de peau. Pourquoi se trimbaler avec de l’or en poche quand une banque se fera un plaisir de stocker vos précieuses économies et de les faire fructifier. Ah Achab toi qui cherchais la baleine albinos tu n’en trouvas que la peau et sans connaitre le truc, tu l’aurais vu se décomposer devant toi. Je sourirais bien à l’ironie et la facétie de mon tour, mais j’ai pas vraiment le cœur à ça. Je glisse le volume dans une poche secrète et reprend ma ronde.
Ma maison est ornée de divers trophées, des vestiges sentimentaux sans valeur matérielle de quelques grands coups et une série de toile authentiques. C’est ces dernières que je prends, je n’ai pas énormément de place dans mon coucou.
J’arpente une dernière fois les couloirs tapissés de lambris et de tapis qui se gorgent de poussières. Il est bientôt l’heure de dire adieu à cette vie.
Je n’ai pas fini de glisser « les joueurs de carte » dans son tube que  la sonnette retentit. C’est inattendu… Je glisse le tube sous un meuble, recharge mon arme et me dirige vers l’entrée me maudissant de ne pas avoir fait installer un interphone. Je pose ma main sur la poignée et applique le canon de mon arme contre le bâtant, si c’est une mauvaise surprise, elle sera la plus surprise.

-Lloyd ? Qu’est ce vous foutez la, bon dieu ?

Question stupide, il me montre le fût à ses pieds.

-Je vous le dépose où, Commander ?
-Déjà ?
-La gamine a fait une syncope et deux gosses se sont foutus dessus pour décider qui la ramènerait, j’ai fermé mon bar.

Je glisse mon flingue dans mon dos.

-Laissez le la, je m’en charge.
-Vous en faites pas, je peux l’amener dans votre cave, j’insiste.
-Vous en avez déjà fait assez !
-Oh, Fei est la ! je ne la savais pas rentrée !

Merde ! dans le reflet d’une plaque de bronze, je la vois sortir de l’angle du mur, un bras derrière celui-ci.

Je me propulse en avant et d’une main ferme, je renverse le colosse derrière le parapet alors que le premier coup de feu retentit. Une balle fuse et frôle ma tempe, où du moins celle de Mich’. Un pan de mon masque me tombe devant l’œil droit, merde. Je prends alors appui sur le rebord et me fait basculer derrière le muret. Je dégaine et tire une salve au jugé pour forcer la dame à se replier.

-Vous êtes le vrai Bond ?
-Contacter le MI6 Lloyd, les chinois nous attaquent !
-Vous êtes touché ?

Au point où j’en suis… j’arrache alors ce qui reste de mon  masque pour libérer mon propre visage.

-Gāngxìng shé, c’est toi ? (en mandarin)
-Quoi ? (en chinois parfait).
-Ah cet accent de merde ! C’est moi Xiǎo shuǐtǎ, t’es toujours avec interpol ?

Alors avec un pouf, Lloyd devient un flic avec lequel j’avais travaillé à Sha…

-Attendez, vous vous foutez de ma gueule la ?
-Nan, je t’assure « petite Loutre » est un nom courant en Chine.
-C’est absurde !
-Si je me foutais de toi Lecteur, je t’aurais parlé de la fois où j’ai dérobé l’or des nazis sur la lune.
-Nan mais ça, je sais que c’est vrai ! Je l’ai vu à la télé… vous aviez fait comment d’ailleurs ?
-Une prochaine fois. J’en étais où ? Ah oui, c’est un flic avec qui j’avais bossé en Chine, il savait aussi se déguiser, donc on bossait avec des faux noms et on avait infiltré une triade.
-Attendez…. Petite Loutre ?
-Oui, c’est un nom courant là-bas, je me faisais appeler Serpent rigide !
-Solide ? Comme dans Metal gear ?
-Nan rigide, je pouvais muer comme un serpent mais j’étais pas souple, donc rigide… Hé Clyde t’en est où avec le mur ?
-Ca va faire le 4eme que j’abat, je commence à fatiguer, donne-moi une seconde !
-Pas de soucis… reprenons !

Les balles fusaient de toutes part.
- Xiǎo shuǐtǎ qu’est-ce que tu fous la ?
-J’étais là pour coffrer ta femme, et les autres membres de la triade.
-Toi aussi ? Ils pouvaient pas mieux planifier les pontés de la police ?
-Ah nan je suis plus à la police je suis aux services secrets chinois !
-T’as pris en grade !
-Ca fait plaisir de te voir ici !

Il sort sa propre pétoire et décapite un pauvre nain de jardin.

-T’es toujours une brêle au tir, par contre.
-Je préfère les combats à main nue.
-Sinon j’ai été promu, je suis plus à l’ICPO.
-Oh bien ça ! tu fais quoi du coup ?
-J’suis la pour les sicilien, tu vois le  vieux Maravolli trois maisons plus loin ? je monte un dossier contre lui, et entre temps je me suis dit que j’allait aussi me farcir les triades.
-Essaye pas de voler mon job !

Une nouvelle salve de balles arrache de nouveaux pans de murs, il va falloir changer d’abris. Je jaillis de mon abri et vide mon chargeur et m’élance vers mon garage, une douleur traverse mes genoux, je suis trop vieux pour ces conneries putain. Je reprends mon souffle adossé à l’angle du manoir et le flic se planque derrière un arbre, la force de l’expérience, on force la cible à s’éparpiller. D’une main, je soulève mon chandail et le maintenant entre mes dents, je joue avec une boucle au niveau de mon ventre. C’est un vieux truc que j’ai appris en regardant One Piece, je crée un personnage avec un ventre proéminent, puis je l’évide pour créer une poche à même la peau. Je récupère un chargeur et m’assure que « Moby Dick » est bien en sécurité. Dans celui-ci, que de vraies balles, ce n’est plus l’heure de prendre des gants. Une détonation retentit suivie pas une bordée d’injure en chinois, elle a été neutralisée, mais cela ne fait rien, seul Mich’ était attaché à la fille.

-Voila Boss, le mur est tombé !

On entre dans la salle de coffre, les jeunots se ruent sur le butin facile et je me dirige vers une rangée de coffres incrusté dans le mur. Ce coffre m’appartient, celui a côté appartient à la femme de Shin, mais elle ne le sait pas. Demain, elle recevra une coquette somme et sera persuadée que de son vivant son mari ne l’aura jamais trompé et aura pris toutes les précautions pour qu’elle vive bien si jamais il lui arrive un malheur.  C’est le minimum que je peux faire pour atténuer mes péchés. Au même moment kage Dorobo, recevra un appel de la banque qui lui fournira une belle brassée de million pour compenser la perte de ses biens. Bien il est l’heure de rentrer à la maison et d’abandonner l’existence grotesque et pleine de fables de K.O.T. Cette peau est un peu moins agréable à enfiler que les autres.

 FICHE CRÉÉE PAR REIRA DE LIBRE GRAPH'
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